Ep. 5 - Arnaud Coste de Wikipark Management

Dans ce 5ème épisode de Visiteur 360, les Coulisses de l’Émotion, Line de Mir accueille Arnaud Coste, dirigeant et co-fondateur de Wikipark Management, pour explorer les secrets des parcs de proximité.

À travers son parcours fascinant, Arnaud partage des anecdotes exclusives, des valeurs ancrées dans l’éthique et la durabilité, et des initiatives locales qui transforment l’expérience visiteur.

Entre émotions partagées et stratégies concrètes, découvrez pourquoi agir localement est essentiel pour réenchanter le quotidien des visiteurs et garantir l’avenir du loisir.

Si vous avez le projet d'ancrer votre lieu de loisir et/ou culturel dans son environnement local pour plus de proximité avec vos visiteurs, cet épisode est fait pour vous ! 🌟

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Transcript

Visiteur 360, les coulisses de l'émotion. Bonjour nous sommes Pauline et Mirabelle co-fondatrices de Line de mir, un duo d'expertes en marketing et communication dédié au secteur du loisir et de la culture.

Vous écoutez le podcast Visiteur 360, les coulisses de l'émotion. Et ici, nous partageons avec nos invités deux passions :

  • La passion du secteur où l'émotion est au centre de tout.

  • Mais aussi celle de ses coulisses, pour rendre l'expérience visiteur inoubliable, aussi bien avant, pendant qu'après la visite.

Vous êtes prêts ? C'est parti !

Pauline : Ici, aujourd'hui, on joue local. Les parcs comme le parc des Naudières ou Aquatic Landes sont de beaux exemples de site de loisirs où l'on joue local. Des parcs ancrés dans leur territoire où la majorité des visiteurs habitent à proximité et qui misent sur un lien d'appartenance à une même région.

Mirabelle : Chez Line de Mir, cette approche nous parle particulièrement. Nous avons choisi d'accompagner ces petits et moyens parcs car nous pensons que la proximité est un enjeu énorme pour l'avenir de l'industrie, du loisir et de la culture. Pour explorer cette vision, nous recevons aujourd'hui, dans le cinquième épisode de Visiteurs 360, les coulisses de l'émotion Arnaud Coste, président et fondateur de Wikipark Management. Bonjour Arnaud !

Arnaud : Bonjour.

Pauline : Bonjour Arnaud, bienvenue sur le podcast. Alors nous sommes ravis de t'accueillir pour parler de cette manière d'enchanter les visiteurs à travers des parcs locaux et de proximité, comme on disait. On se connaît pas mal tous les deux. Habitant à Nantes, j'ai visité à plusieurs reprises le parc des Naudières, aussi bien en famille qu'à titre professionnel lors d'invitations à l'éductour du Parc des Naudières. Et pour le coup, cette fois-ci, je connais le parc, car justement il est local, enfin pour moi. Ce qui n'est pas toujours chose évidente avec les précédents invités.

Mirabelle : Alors Arnaud, tu sais on commence souvent par une question un peu plus personnelle et après on abordera des sujets métiers au fil de l'interview. Donc tout d'abord Arnaud, on voudrait faire appel à tes souvenirs et aux émotions ressenties parce qu'on sait que notre mémoire grave justement plus intensément les moments vécus lorsqu'ils sont emprunts d'émotions. Alors est-ce que tu peux nous raconter ou est-ce que tu te rappelles justement d'un lieu visité ou d'une expérience pour laquelle tu as vraiment ressenti une émotion forte.

Arnaud : Oui, tout à fait. Et c'est incroyable parce que je m'y rends presque en anniversaire ou jubilé dans une semaine. C'était aux Canaries, il y a plus d'une vingtaine d'années, lorsque je débutais ma carrière dans le groupe Aspro, un groupe d'opérateurs de parc. Et j'avais été convié dans un parc volcanique aux Canaries, dans un parc qui s'appelait La Saldilas del Teide. Et il y avait un immense banquet au flambeau dans le creux du volcan. Et ils m'ont invité dans un coin sombre. Et je me suis retrouvé nez à nez avec un tigre blanc.

J'ai cru que j'allais être dévoré de tout cru. En fait, je me suis aperçu qu'il y avait un double vitrage qui séparait le félin de mon intégrité physique. Mais j'ai eu très, très peur. Et à la fois le cadre, le lieu, l'émotion m'ont dit bienvenue à bord.

Mirabelle : Oui, impressionnant. Et c'est vrai que tu as toute l'immersion, j'imagine, tout le lieu. Et ensuite, cette rencontre peut-être inattendue qui... qui a fait très peur. Oui, c'était tant une surprise. C'était aussi un clin d'œil peut-être de mes futurs collègues et collaborateurs me souhaitant la bienvenue dans ce groupe.

Pauline : Alors, lorsqu'on a préparé cette interview, clairement, on a halluciné sur ton parcours. Il est particulièrement dense. Tu fais partie des professionnels du secteur qui portent des projets innovants avec des positionnements clairs.
Tu as travaillé dans les plus grands groupes en France comme à l'international, à des postes clés.

Et depuis plusieurs années, tu as décidé d'entreprendre. Est-ce que tu peux nous raconter ton parcours et qu'est-ce qui t'a mené à fonder et créer Wikipark Management ?

Arnaud : Oui, tout à fait, en quelques mots, parce que je ne vais pas vous raconter ma vie, vous imaginez bien, vous allez vous ennuyer rapidement. Non, mais j'ai commencé dans l'aquatique il y a presque 25 ans, dans un groupe qui s'appelait Aquacity, qui est ensuite devenu Aqualand. À tous les postes, quasiment, j'ai commencé comme surveillant de baignade, après animateur, après responsable du personnel.

Après, j'ai rejoint l'économie mixte pour le lancement de Vulcania en Auvergne. Je suis passé de l'eau au volcan. L'eau et le feu, on dit que ça fait rarement bon ménage, mais on arrive à trouver une complémentarité. Et après avoir fait le lancement de Vulcania, fort passionnant d'un projet porté par un ex-président de la République, j'ai ensuite continué le parcours Aqualand, où je suis parti au Moyen-Orient pour essayer de construire un parc aquatique avec un un investisseur saoudien et le groupe Aspro. Puis je suis revenu en France, puis après j'ai pris la direction de Parc Aquatique et de projet pour le groupe Aspro. avant de rejoindre le groupe Looping, à la direction de l'Aquarium de Saint-Malo, puis à la direction des opérations du groupe qui était en LVO, puis sa direction générale.

Et puis je me suis dit, qu'est-ce qu'on va faire ? J'ai rencontré un garçon formidable qui était aussi le directeur financier de Looping. Je me suis dit, on est un équipage complémentaire, une somme de talents, et je vous dis ça sans arrogance, évidemment. Pourquoi pas nous l'exploiter à notre propre compte, en sachant que...

Je commençais à émerger des valeurs qui sont des valeurs alternatives. Je ne vais pas dire qu'elles sont concurrentes, mais alternatives aux valeurs portées par les grands opérateurs qui animent notre profession. Sur la proximité, je commençais déjà à m'intéresser à l'économie circulaire. Je me disais, où va-t-on dans ce bas monde aussi avec les notions d'environnement, puisqu'on a quand même des métiers qui approchent des standards de l'industrie. Et puis je me suis dit, pourquoi pas aussi travailler pour moi dans une dimension entrepreneuriale.

]Et c'est là, à l'occasion du rachat d'Aquatic Landes, donc le parc aquatique dans lequel nous sommes basés, pas loin du Pays Basque au sud des Landes, que nous avons créé Wikipark Management.

Mirabelle : Waouh ! Du coup, c'est vrai que c'est... Tu l'as mentionné, ce que je trouve intéressant, c'est que tu as un parcours qui est quand même bien ancré dans les grandes entreprises internationales et finalement, tu as choisi de prendre une direction presque à l'opposé, pas complètement, mais en te consacrant justement à des parcs locaux et proposer une expérience visiteur de proximité.

Donc, tu l'as déjà évoqué, il y a aussi des valeurs qui t'ont poussé à ça. Mais est-ce que tu peux quand même nous en dire plus sur pourquoi tu as choisi de te positionner justement sur une approche vraiment définitivement plus locale ?

Arnaud : Bon, il y a deux. Alors bon, d'abord, il y a effectivement, on revenait sur les valeurs. Alors, je ne vais pas dire que je n'oppose aucun monde et aucun système. Beaucoup d'opérateurs sont animés par des logiques avec des actionnaires, soit des fonds d'investissement, soit des fonds de pension, avec des logiques thermistes qui sont liées à la création de valeur et qui sont liées à la croissance externe des groupes et de leur périmètre.

Nous, on voulait avoir une vision plus bon père de famille, plus dans la proximité, plus à long terme, en étant chez nous et en proposant aux visiteurs de vivre une expérience chez nous, comme s'ils étaient dans notre maison. Donc ça s'oppose sensiblement aux grands opérateurs et ça nous met un peu entre ces grands opérateurs et ces grands parcs de destination et les parcs régionaux dont certains sont encore contrôlés et animés par des familles avec en plus un axe local.

C'est-à-dire qu'on veut animer les communautés dans lesquelles nous sommes implantés en faisant du divertissement, en faisant de l'animation, en recevant les familles.
Mais aussi en faisant peut-être une forme de lien social, parce que c'est des lieux de divertissement, et quand on s'amuse, on oublie toutes nos différences, qu'elles soient sociales ou politiques.

Mirabelle : Oui, puis c'est vrai qu'il y a peut-être, justement, quand tu dis le lien social, il y a aussi l'aspect accessibilité, il n'y a pas besoin de planifier longtemps en avance, au niveau du budget, on sait que c'est un peu tendu, la situation économique pour beaucoup de familles, donc c'est vrai qu'il y a aussi peut-être cet aspect-là qui rend les parcs locaux, qui leur donnent peut-être un rôle justement du tissu local, de lien social ?

Arnaud : Complètement. Le volet mobilité, comme tu l'as souligné, est un volet dans lequel nous sommes tous. Soit on vit en cité, soit on vit en campagne, ou on est néo-urbain, mais on sait tous que la mobilité va être un enjeu du siècle. Et effectivement, en étant très proche de nos clients, en accessibilité douce, comme en accessibilité, je dirais, en transport en commun.
On a des enjeux à la fois d'empreintes carbone, qui sont d'ailleurs les difficultés les plus fortes sur les sites, parce que beaucoup de gens s'y rendent en véhicules personnels et thermiques, et à la fois en facilité, en budget, parce qu'il n'y a pas l'autoroute, il n'y a pas le carburant, et ça diminue effectivement le budget, en sachant qu'on a aussi un effort très particulier sur notre rapport qualité-prix.

C'est-à-dire qu'on est moins cher que les parcs en général, encore moins cher que les grands parcs régionaux, et encore moins cher que les parcs de destination, ce qui fait qu'on a des clients de proximité qui sont des répétiteurs et des clients fidèles.

Pauline : Et justement, par rapport à toutes ces concrétisations dont tu parles, ce que tu énumères qui, évidemment, concrétise l'expérience visiteur avec des actions un peu plus palpables. Par exemple, sur la mobilité, quand tu dis que les transports en commun, la problématique que les visiteurs se rendent avec des véhicules thermiques en majorité, qu'est-ce que vous vous proposez ? Comment vous avez réussi ou en tout cas, comment vous essayez de rendre ce service différent pour justement faire aussi participer à changer les choses dans la mobilité de vos visiteurs ?

Arnaud : Alors, ce que je vous dis, je ne suis pas en train de changer l'eau du bain parce que j'ai grandi dans ce monde d'opérateurs. Donc, je n'oppose pas, je dirais, des systèmes à l'autre. Mais pour nous, c'est plus facile parce qu'on est plus petit, plus flexible et c'est porté par deux dirigeants dont les valeurs sont ancrées au plus profond d'eux-mêmes. Donc, c'est plus facile.

Mais par exemple, en action concrète, le parc Vénodière est connecté au réseau urbain de la ville de Nantes. Donc déjà, ça permet aux gens de pouvoir se rendre tout simplement, en utilisant les transports en commun de l'agglomération nantaise, au Parc des Naudières. Aquatic Landes, moins évident parce qu'on est au cœur de la forêt des Landes, près des plages, dans un territoire assez dispersé, dont la thématique transport est d'ailleurs une thématique compliquée pour les habitants du secteur. On a connecté le parc à la voie verte, c'est-à-dire, vous savez, c'est la plus longue piste cyclable d'Europe où vous pouvez partir de... Vous pouvez partir de la pointe de Portugal et de l'Espagne jusqu'au nord de l'Europe en longeant le littoral atlantique.

Mais on fait partie, on a un garage à vélo, on est directement sur la piste cyclable. Donc vous pouvez prendre votre vélo, électrique ou pas d'ailleurs, puisqu'on est en train de réfléchir à un équipement pour pouvoir recharger vos vélos, c'est le cas déjà des voitures, de façon à pouvoir se rendre à vélo dans les crins verts et sauvages de la forêt des Landes avant de vous rendre à la Côte d'Iclan pour vivre l'expérience de glisse.

Pauline : Mais ça, par exemple, tu vois, quand tu dis qu'on fait partie de la Voie verte, c'est que vous avez fait en sorte, vous êtes positionné auprès de la municipalité ou de la région ou des entités locales pour, justement, diriger la Voie verte vers le parc. C'est comme ça que ça se passe ou comment ?

Arnaud : Alors, on a bénéficié d'un atout, c'est-à-dire qu'on n'était pas loin géographiquement, puisqu'on est très près de la plage, vous savez, à la Benne-Océan. Donc, on est entre dunes et forêts de pin. On était déjà naturellement dans l'axe de la voie verte, donc c'était plus facile, de la vélodyssée, c'est comme ça que ça s'appelle exactement. Et on a ensuite les démarches auprès de l'organisme de tutelle qui gère, je dirais, ces vélos-odyssées pour répondre à leur cahier de charges, de façon à rendre immédiatement accessible aux cyclistes et le parc, connecté et sécurisé via cette piste cyclable principale qui est l’anneau littoral. Et on a obtenu l’année dernière, du coup, la labelisation Vélodyssée, avec un garage à vélo aménagé qui permet aux gens de se rendre très facilement sur le parc.

Pauline : Ok, trop bien. Et si on prend d'autres aspects de services in situ, donc dans le parc, qui peuvent faire appel à l'écosystème local, est-ce que, par exemple, en matière de restauration, en matière technique ou ressources, comment vous traduisez ces actions de proximité ?

Arnaud : Alors clairement, d'abord c'est les actions qui servent notre écosystème. Parce que quand on travaille avec des fournisseurs locaux, ce sont les ambassadeurs susceptibles de venir sur le parc, donner leur propre réseau, leur propre client et famille sur le parc. Il n'y a pas à rien penser commercial ou de VRP dans ce que je vous dis, mais ça fait partie quand même aussi du jeu. Et tout le monde le joue, surtout dans des régions, je vis dans le sud-ouest, où les réseaux, les fournisseurs locaux, l'empreinte locale sont des atouts majeurs pour la réussite d'un fonds de commerce. et qui font du lien aussi dans des endes de tension où il y a beaucoup de nouveaux arrivants qui s'installent dans la région, etc.
C'est toujours plus facile de connaître son voisin en s'amusant dans un parc que juste le croiser le matin en sortant les poubelles. C'est plus sympa aussi. Donc on a déjà ce travail naturel qu'on travaille tout simplement en se sponsorisant les associations qui font ce travail-là. On a un budget pour accompagner les clubs, associations qui sont dans ce sens-là. Et on s'engage à ne travailler qu'avec les fournisseurs locaux.

Vous savez, on dit, je prends la restauration. Les parcs, on dit toujours qu'on mange mal dans les parcs. C'est vrai qu'on mange essentiellement du fast-food, mais c'est normal, c'est une visite qui vient ravi à les enfants, et nos enfants, ils préfèrent toujours manger un burger que des brocolis. C'est comme ça, on ne le changera pas tout de suite.
Donc, ce qu'on fait, c'est que le pain, les burgers, on l'achète chez le boulanger du coin, le steak haché, on l'achète en économie circulaire dans des coopératives bouchères du coin, même s'il est surgelé, et on fait un burger basque, c'est-à-dire qu'au lieu de mettre de la salade sous vide, on met des piquillos qui sont des... des piments ou des poivrons que vous retrouvez assez facilement dans la gastronomie basque-hollandaise, comme on retrouve de la mâche nantaise dans le sandwich que vous allez retrouver ou le burger que vous allez retrouver aux Naudièrsx.
Et d'ailleurs, le fromager qui fournit également, ce n'est pas un cheddar en plâtre que vous achetez dans l'industrie, mais c'est un fromage, le curé nantais, qu'on achète dans un fromager qui est situé à Sauteron, à 200 mètres, 300-400 mètres du parc. C'est ça l'économie circulaire très concrète que l'on propose au parc. Et c'est du gagnant-gagnant. C'est-à-dire, comme je vous dis, c'est des gens qui sont ravis de travailler avec nous, qui parlent de nous, qui sont nos ambassadeurs et qui contribuent finalement à la valeur ajoutée de nos installations.

Mirabelle : C'est vrai qu'on sous-estime, en revenant à la restauration, l'importance de la restauration dans le parcours visiteur. Ça reste quand même un point pour se reposer et pour profiter. Et du coup, si on peut déguster des bons produits locaux, c'est gagnant aussi !

Du coup, là, on parlait des actions concrètes pour renforcer la dimension locale, travaillant avec des fournisseurs régionaux, avec l'écosystème local. Mais si on revient à un aspect plus émotionnel, comment ces choix, tu penses, impactent l'expérience des visiteurs ?
Est-ce que, selon toi, les parcs locaux, avec cette approche régionale et locale, et les actions qui sont mises en place pour créer la proximité, leur permettent de faire vivre à leurs visiteurs les mêmes émotions que dans un grand parc, où justement elles sont différentes ? Est-ce que c'est des émotions différentes qui sont recherchées ?

Arnaud : Je pense que l'émotion, c'est-à-dire une émotion partagée en famille, est sur le fond la même, que ce soit un grand, un petit ou un moyen, on va dire ça. Mais c'est juste un problème de gradation, et d'ailleurs qui touche à la segmentation client. C'est-à-dire que dans un grand parc, vous allez trouver tout type d'attractions, avec notamment de grosses attractions. avec beaucoup d'adrénaline, des grands rollercoasters, avec des trains de 12, 15, 20 tonnes, avec 3, 4G, 25 loopings, etc. Vous allez vous adresser à un public très large, notamment à adolescents et très jeunes, avec un budget et un tarif correspondant. Mais sur le fond, les gens viendront pour cette émotion partagée en famille. Sauf que nous, elle est plus différenciante dans le sens où elle s'adresse plus à la famille au sens large et aux enfants peut-être... en bas âge et moins aux adolescents.

On est peut-être plus segmentant sur ce secteur-là parce qu'on est dans la proximité, parce qu'on est plus petit et on s'adresse plus aux familles et aux tribus qu'aux ados ou aux couples ou aux solos à la recherche d'adrénaline. Je dirais que c'est la seule différence sur le fond du produit, sur le fond de l'expérience qui nous sépare des grands parcs. Le deuxième, c'est la destination.

C'est-à-dire que tous ces grands parcs, quand ils ont atteint une maturité dans le marché, pour prolonger l'expérience, pour augmenter aussi leur chiffre d'affaires, parce qu'à un moment donné, la course à l'armement à ses limites, prolonge la durée de visite, c'est-à-dire propose de l'hébergement, propose de doubler les installations, par exemple, un aquatique plus un sec, etc.
Donc on est dans une logique de destination, ce qui n'est pas le cas pour nous, parce que nous, on s'ancre dans une destination touristique existante. Et on est un complément d'activité à toutes les offres proposées dans le territoire dans lequel nous sommes implantés.

Pauline : Comme tu en disais tout à l'heure, ça fait partie de la vie, pas quotidienne, mais en tout cas de la vie locale.
Exactement, tout à fait. On est un acteur de la vie locale. J'en témoigne vraiment pour le coup, pour encore une fois, habitant à Nantes.
C'est exactement ça, je suis entièrement d'accord. Et puis, je me retrouve dans cette segmentation-là de vie locale où quand je regarde en amont du week-end, où est-ce que j'aimerais aller avec ma fille de 3 ans et quelle activité je peux lui proposer ? Effectivement, les parcs de loisirs de proximité sont une option privilégiée parce que pour le coup, c'est des lieux qui sont adaptés sur un format qui correspond parfaitement à comment on va improviser ce samedi ou ce dimanche. Ça correspond concrètement à des besoins de proximité. Donc, ça me parle énormément.

Mirabelle : Et puis, c'est peut-être là aussi qu'un bon burger nantais, ça peut aussi faire plaisir aux parents pendant qu'ils s'amusent.

Arnaud : Oui, c'est ça, exactement.

Pauline : Moi, j'avais très bien mangé en plus au Parc des Naudières. Je me rappelle que c'était un bon moment.

Arnaud : Mais là, j'assure que c'est vrai. C'est incroyable parce qu'on a d'excellents retours sous nos deux burgers. Puisqu'on a un burger basque à Aquatic Landes et un burger nantais. Et franchement, je ne vais pas dire qu'on fait l'unanimité, parce que quoi qu'un burger, maintenant, est devenu gastronomique. On a évolué sur les standards. On a d'excellents retours sur ces deux produits, pour le coup, tout à fait locaux.

Pauline : Ah ouais, non, non, mais ça ne m'étonne pas du tout, parce que j'ai le souvenir d'avoir passé un bon moment aussi bien dans les activités et le loisir avec ma fille qu'au break du déjeuner pour se restaurer. Donc vraiment, je témoigne de façon très concrète et authentique de cela.
Alors, je voudrais revenir selon toi, pourquoi les lieux d'accueil visiteurs, aussi bien de loisirs ou culturels, ils ont intérêt à axer leur stratégie opérationnelle vers plus d'éthique et de durabilité ? Si on met de côté l'expérience visiteur, selon toi, quel est l'enjeu pour l'industrie ?

Arnaud : Alors d'abord, c'est un enjeu, mais c'est d'être une analyse tout à fait personnelle, qui d'ailleurs, on partage avec mon associé depuis la création de Wikipark. C'est un problème de priorisation. C'est-à-dire que dans les enjeux écologiques et planétaires du moment, qui vont s'accentuer plus le temps passe, ce sera sans doute mes enfants et mes petits-enfants, voire mes petits-enfants qui seront confrontés peut-être davantage que moi, mais il va y avoir une priorisation d'usage.
On va d'abord prioriser la nourriture, e toit, on va dire les fonctions complètement primaires. Et le loisir ne sera pas forcément le... en priorité une dans ces modes d'usage. Donc pour anticiper, je dirais, dans l'ordre de priorité, il faut qu'on se penche avant les autres ou qu'on ait très tôt une démarche en amont de faire en sorte que le jour où on va se pencher sur nous, on soit déjà prêt à répondre aux enjeux, tout simplement. Donc c'est pour ça qu'il y a un problème de priorité et c'est le cas par exemple de l'eau.

Alors là, on en parle au moins évidemment depuis... Cette année, parce qu'il n'y a plus beaucoup partout et de grosses quantités, l'eau n'est plus devenue un sujet de priorité, mais il restait un sujet de fond dans l'utilisation des ressources.
Et quand on exploite un parc aquatique, on peut s'imaginer que si un jour on a à faire face à des restrictions, ça ne fera pas forcément rire le voisin qui, lui, n'a plus d'eau qui coule normalement à son robinet.

C'est un exemple très concret. Donc, on a voulu se pencher très vite sur la gestion de l'eau en expliquant au grand public que c'était un exercice de communication. Que l'eau dans un parc aquatique, ce n'est pas parce qu'on s'y baigne et qu'il y en a beaucoup, que c'est une eau qui est gaspillée et que c'est une eau qui est consommée excessivement. C'est d'ailleurs pour ça qu'on a obtenu, on est le premier parc aquatique à avoir obtenu en France le label de divertissement durable.

Mirabelle : Le label divertissement durable est une certification qui valorise les pratiques éco-responsables et inclusives dans le secteur du loisir, de la culture et du divertissement. Initié par le SNELAC, le Syndicat National des Espaces de Loisir et Culturel, et piloté par sa directrice RSE Laura Gournay, il guide les établissements vers des actions concrètes pour réduire leur impact environnemental tout en renforçant leur engagement social.

Arnaud : C'est un travail de réflexion, un travail de réforme des installations et des travaux accompagné de budgets significatifs pour prouver et pour montrer que le cycle de l'eau dans un parc aquatique ce n'est pas la gabégie qu'on imagine et cette eau qui est utilisée par nos clients n'est pas une eau perdue.
Contrairement à dans d'autres secteurs industriels où l'eau repart chargée, il faut la retraiter, etc. Donc c'est pour ça que je pense que c'est devenu super important et fondamental de l'ancrer dans notre stratégie. En plus, c'est un premier temps.
Pour le moment, le public ne se l'est pas approprié. Je ne suis pas sûr que ce n'est pas parce qu'on affiche un comportement éthique avec un label de divertissement, que ça attire davantage les clients.

Mirabelle : Parce que... Ça peut rassurer sur... Justement, si on a une mauvaise image des parcs aquatiques, se dire qu'il y a le label, ça... Quand même, on se dit, finalement,je peux y aller. Voilà. Mais ça le deviendra un jour. Parce que ça deviendra un commun, en fait. C'est-à-dire que... Parce que la société, j'espère, je suis un optimiste en ce sens, aura changé. Et l'homme... rendra la nature ce qu'il lui a pris, mais là, pour le moment, on en est à ce stade. Mais c'est très important.

Mirabelle : Donc pour l'instant, tu ne dirais pas que les... En tout cas, votre démarche, ce n'est pas du fait de la pression des visiteurs. C'est vraiment une démarche qui est intrinsèque à vous, mais qui, dans le futur, va...

Arnaud : C'est intrinsèque et le mouvement aussi. J'ai l'impression que c'est l'ensemble des acteurs, c'est-à-dire la démarche écologique et collective, mais d'un point de vue individuel, la sensibilité n'est pas encore aussi marquée qu'elle l'est portée par le collectif. On en est dans les parcs exactement à ce stade.
Je pense que les acteurs de la profession ont pris conscience qu'il fallait absolument axer leur stratégie dans une démarche responsable, éthique et durable, bien évidemment, parce qu'ils sont dans ce collectif professionnel. Le visiteur en a pris conscience, il est sensible, mais ce n'est pas l'élément moteur qui enclenche sa visite, pour le moment.

Pauline : Oui, peut-être pas, mais tu sais, on a eu un... Au précédent épisode, on a invité Marion Rouget de la Ferme aux Crocodiles, qui eux aussi ont obtenu un label tourisme. Elle, elle nous disait quand même que depuis l'obtention de ce label et tous les efforts qu'ils ont dû mener, alors c'est plus autour de l'expérience visiteur, il y a effectivement la notion de responsabilité, de durabilité, mais c'est plus global.
Et quand même, elle avait vu une différence au niveau des avis. Alors parce que l'expérience visiteur sur place s'est améliorée, que du coup... L'effet domino, c'est d'avoir une meilleure satisfaction des visiteurs. Mais effectivement, je pense qu'en termes d'image, dans des réflexions que peuvent avoir des visiteurs, ça peut être quelque chose d'incitateur quand même, je trouve, d'avoir ce label-là ou de faire ces efforts-là quand même.

Pauline : Tu as parfaitement raison, mais tu cites un domaine d'activité, l'animalier, qui est un peu différent. Nous, on n'a pas d'animaux de faim de sauvage, on a juste quelqu'un dans nos parcs. d'ailleurs on n'en aura jamais ça fait partie aussi de valeur et ça ne nous oppose pas au parc animalier d'autant que la Ferme aux Crocodiles on connait très bien parce qu'on a travaillé avec eux et je salue au passage son équipe et Samuel Martin son patron et on avait parfaitement cerné ce que tu viens de dire les parcs animaliers ont absolument besoin de se pencher et c'est une question de survie je prends l'exemple du Maryland par exemple sur cette thématique de développement durable.
Parce qu'ils ont à faire face à l'anti-captivité, ce qui n'est pas le cas des autres parts qui, évidemment, ne sont pas confrontées pour le moment à cette problématique puisqu'ils n'ont pas d'animaux en captivité.

C'est pour ça qu'eux, effectivement, en première ligne, sont les premiers acteurs de leur secteur d'activité à devoir absolument et impérativement intégrer cet axe-là dans leur stratégie et même, je dirais, dans leur survie. Et c'est sûr, d'ailleurs, quand on avait assez largement discuté avec l'équipe, quand on avait accompagné Samuel en amont quand il a repris son site.

Mirabelle : Et justement, dans le cadre d'un parc local, avec des visiteurs qui sont amenés à être fidélisés, quand même, cette démarche, ce n'est pas quelque chose qui les... qui les engage un peu plus peut-être, ou de voir les efforts faits, du coup ça les rend plus attachés au parc ?

Arnaud : Si, c'est vrai. Alors aussi, n'oublions pas une chose, en fait, le parc part d'un concept assez simple qui s'appelle du pain et des jeux. C'est-à-dire les parcs existent comme existe le monde, sont très très anciens et sont un divertissement très populaire. On sait très bien que la cause écologique est proportionnelle à la catégorie socio-professionnelle. On a aussi le problème de segmentation sur la sensibilité écologique.

Tout le monde n'a pas le même degré de sensibilité écologique dans nos parcs. Et comme le socle de nos clients, en ce qui nous concerne, est très populaire, on a un travail aussi de sensibilisation et de maturité pour arriver à transformer un concept, pour moi c'est un concept, à une vérité qui deviendra, je l'espère, et nous l'appelons de nos voeux, et on travaille en ce sens, en contribuant quand nos sites sont ouverts, deviennent un quotidien.
Déjà, il faut rentrer ça.
Mais sur cette frange de clients, notamment urbains, très sensibles à cet ensemble, c'est vrai que ça peut avoir un facteur déclencheur. Et on le retrouve sur quelques avis, sur notre irréputation, des gens qui apprécient les crains sauvages, notre politique de gestion de tri des déchets, et le travail qu'on fait. où on a supprimé par exemple tous les revêtements, goudrons, amortissants de nos sols pour mettre du mèche. Le mèche, c'est des copeaux de récupération non traités et agglomérés pour amortir les sols de nos jeux. On a quelques remarques. C'est pour nous beaucoup de signes positifs. De là à vous dire que c'est déclencheur et que ça crée un flux visiteur.

Mirabelle : Oui, je pensais plus que déclencheur, en tout cas dans la fidélisation.

Arnaud : Ah oui, d'accord. Sur le socle... Le socle urbain, notamment, très familial, je suis complètement d'accord. Il y a un socle familial de gens qui reviennent, qui apprécient, qui suivent cette actualité et qui notent chaque année les efforts ou les défauts ou les faiblesses sur cet axe-là.

Pauline : Oui, et puis comme je disais, l'effet domino, mais en fait, c'est des efforts de longue traîne aussi.
C'est-à-dire que les graines sont plantées, petit à petit, ça va se savoir. Il y a des efforts qui sont faits régulièrement, donc il y a des nouveautés. Donc ça, c'est encore... encore des choses qui se disent et qui se transmettent et donc du coup petit à petit avec le bouche à oreille je pense que c'est des efforts qui vont vous permettre de récolter aussi beaucoup de satisfaction aux visiteurs et du coup qui je pense vont porter leurs fruits je pense à un moment donné et puis parce que de toute façon la sensibilisation se fait petit à petit un petit peu trop lente à mon goût personnel mais en tout cas ça se fait

Mirabelle : Est-ce que tu peux nous expliquer un peu plus en détail quel est le concept de Wikipark, comment vous travaillez, quelle est votre vision ?

Arnaud : Oui, c'est un peu la synthèse de tout ce qu'on s'est dit, d'une certaine manière. C'est-à-dire que sur nos recherches de sites, parce qu'on ne se cache pas qu'on recherche des petits sites familiaux dans les mêmes situations aquatiques ou parcs thématiques, dans les concepts de proximité, sans être dans des ambitions d'en acheter des dizaines et des dizaines, mais de les intégrer pour avoir un petit écosystème et une famille Wikipark assez consistante, c'est porté par les valeurs qu'on vient. de synthétiser et je vous remercie d'exposer très clairement ensemble.

Mais il y a aussi, vous savez, on accompagne beaucoup de projets extérieurs parce que Wikipark a quand même une grosse activité d'être un opérateur d'accompagnement de projets externes. On accompagne des acteurs existants, opérateurs de grands parts comme de projets futurs ici ou ailleurs. On travaille actuellement notamment sur des projets ultramarins. Mais dans ces projets, on porte ces valeurs pour aboutir à ces projets, à une forme j'espère réussie, d'intégration de ce concept alternatif pour des parts de nouvelle génération qui vont démarrer avec le coup d'après, avec ce que justement on vient de dire, c'est-à-dire en intégrant déjà dans l'enfantement des choses qu'on travaille nous actuellement, parcs plus anciens, pour démarrer sur des parcs du futur.

Pauline : En tout cas, moi, tu le sais, évidemment que j'adhère à cette démarche-là. Et comme tu disais, vous ne prétendez pas changer les choses et renverser tout le système, etc., et que tu ne veux pas confronter un système A à un système B, je crois que quand même, dans votre démarche et dans ce que vous accomplissez et comment vous accompagnez des acteurs du loisir, aussi bien vos parcs à vous que d'autres parcs qui ont envie en tout cas de changer l'approche, vous y contribuez quand même grandement.

Arnaud : C'est une pierre vers l'édifice.

Pauline : Voilà, mais l'édifice est énorme.

Arnaud : Ça je le reconnais

Mirabelle : Et puis tu nous disais aussi que justement vous avez une vraie vision d'exploitant donc quand vous travaillez avec un site ou que vous allez investir dans un site vous avez cette expertise et cette expérience pour s'assurer que ce soit accessible facilement aux visiteurs et tous ces aspects là qui sont quand même aussi clés pour...

Arnaud : Oui on est très pragmatique ça c'est vrai,

Pauline : Même ne serait-ce que dans le ton qui est donné de cette interview ou qui est...

Arnaud : Oui, mais ce n'est pas toujours facile parce qu'en fait, c'est un métier de conseil et d'accompagnement. Et souvent, dans ces métiers-là, dans cet état d'activité qui n'est pas le nôtre, ce n'est pas dans notre ADN naturel, on va dire ça, on est plutôt dans les métiers d'hypothèse.
C'est-à-dire qu'on vous donne un meilleur cas, le pire et l'intermédiaire. Et c'est à vous de choisir. Nous, on est généralement plutôt conclusif. Donc, ce n'est pas toujours facile de se faire entendre quand on est conclusif. en évitant d'être donneur de leçons. Donc, c'est un peu l'idée. C'est ce qui fait notre différence quand on est exploitant, parce qu'on parle de choses qu'on connaît ou qu'on vit au quotidien, tout simplement.

Mirabelle : Je crois qu'on arrive à la fin de notre rendez-vous. Donc, on a parlé de beaucoup de choses, de proximité, de choix stratégiques, toutes les actions concrètes qui sont mises en place aussi pour justement... aller dans cette démarche éco-responsable. Et du coup, on aimerait terminer en revenant sur ce qui est au cœur de toute expérience, donc les émotions.

Pour toi, en fait, quel type d'émotions tu cherches à faire vivre aux visiteurs ?

Arnaud : D'abord, c'est une émotion partagée. C'est la plus importante. Qu'elle soit en tribu, en famille, ou en couple, d'ailleurs, peu importe. C'est le fondement de nos installations.

Émotions partagées.

Donc c'est la glisse pour tous. quand on est un paraclapitre. Donc on est dans une bouée à plusieurs et on vit une descente ensemble avec les mêmes impressions et tout le monde la partage. En plus, maintenant, avec les réseaux sociaux et avec les outils, je vous dis, cette émotion est démultipliée dans le partage. Et après, elle est dans l'immersion, c'est-à-dire pendant le temps d'une visite, on n'est pas coupé du monde, mais on vit une immersion qui nous éloigne des affres quotidiens. si le quotidien n'est pas toujours affreux, mais qui fait que c'est une expérience différente de ce qu'on vit au quotidien.

Pauline : Alors, ce qu'on retient, c'est que il n'y a pas une seule façon de créer des expériences marquantes. Toi, qui viens aussi d'un parti un petit peu plus grandiose avec des grands noms du secteur de l'industrie, mais qui, finalement, est parti vers quelque chose de beaucoup plus local.
On retient voilà qu’il y a les parcs locaux comme les tiens, les vôtres du Wikipark Management, qui s'inscrivent dans le quotidien des gens en proposant un loisir accessible.
Et donc du coup ancrées dans leur territoire. Et puis il y a de l'autre côté les parcs plus grands dont on a parlé qui eux se positionnent davantage comme une destination.

Arnaud : Exactement.

Pauline : Et dans les deux cas en tout cas, ce qui est important, c'est que l'émotion elle est au cœur de l'expérience mais elle se vit différemment. Et ça on l'a bien traité selon les approches, les attentes des visiteurs, cette notion de segmentation. Et en fait on nous a bien montré à quel point intégrer des pratiques éthiques et durables c'est désormais essentiel, c'est quelque chose qui ne peut pas être omis.

Autant pour répondre aux attentes des visiteurs que pour garantir l'avenir de notre industrie. Alors merci, merci beaucoup d'avoir témoigné de ça, de façon encore une fois très concrète. Et j'ai envie de te dire à très bientôt sur le podcast Visiteurs 360, les coulisses de l'émotion.

Arnaud : Je vous renvoie les compliments, parce que vous êtes deux ambassadrices efficaces, sympathiques, et avec tous les talents, dans notre secteur d'activité. Je vous dis vraiment sympa. C'est vraiment un plaisir de collaborer avec vous.

Pauline : Merci Arnaud. Merci beaucoup, ça nous fait très plaisir. Encore une fois, on n'a pas la prétention de changer les choses, mais donner la parole, créer un nouveau média un peu différent qui s'adresse aux acteurs du loisir avec des sujets très concrets qui peuvent parler aussi bien au loisir qu'à la culture d'ailleurs. C'est aussi l'idée de créer ce pont-là. C'est un petit peu notre intention, notre ambition. Et puis évidemment, en invitant des gens comme toi, ça... Ça permet de rendre les choses un peu plus réalistes. C'est très bien. Merci beaucoup pour ton retours. Je ne mets pas du beurre pour mettre du beurre. Vraiment, c'est sincère ce que je peux dire.

Arnaud : C'est très sympa. Tout vient du cœur, mais c'est vraiment sympa. Génial.

Mirabelle : Vous venez d'écouter Visiteurs 360, les coulisses de l'émotion. Un immense merci à notre invité, Arnaud Coste, fondateur de Wikipark Management, pour son partage d'expériences, ainsi qu'à Tribus Ecos Productions pour l'ambiance sonore qui donne vie à notre podcast. Si cet épisode vous a inspiré, laissez-nous des étoiles, des commentaires et surtout, parlez-en autour de vous. Visiteurs 360, c'est un mardi sur deux sur la plateforme d'écoute de votre choix.
Et si vous avez envie de participer à l'émission, écrivez-nous à bonjour-lindemir.com. Nous serions ravis de vous lire et surtout d'échanger avec vous.

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On se retrouve très bientôt pour plonger dans l'univers captivant des émotions de nos visiteurs. A bientôt !

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