Ep. 6 - Juliette Dagois et Baptiste Pierre du Potager Extraordinaire
Dans cet épisode de Visiteur 360, Les Coulisses de l’Émotion, plongez dans l’univers du Potager Extraordinaire, un lieu fascinant où la culture des plantes potagères devient une expérience immersive et pédagogique unique !
Nos invités, Juliette Dagois (Directrice opérationnelle) et Baptiste Pierre (Directeur opérationnel du Conservatoire), nous dévoilent l’histoire de ce projet innovant.
Ils nous expliquent comment a été imaginé un parc à thème autour des végétaux, où chaque visiteur est invité à s’immerger dans un voyage sensoriel et narratif.
L’objectif est de captiver, d’émerveiller et de sensibiliser à la biodiversité, tout en alliant mission sociale et engagement écologique.
L’humour et l’émotion sont au cœur de cette expérience, créant ainsi une véritable connexion avec le public et un apprentissage joyeux et durable.
Écoutez dès maintenant et découvrez les secrets d’un potager pas comme les autres :
🙋🏽♀️ Un grand merci à Clément Duparc de Tribus Echoes Production pour la création unique de notre identité musicale : https://tribusechoesproduction.com/
📣 Si vous avez aimé cet épisode, partagez-le autour de vous !
Pour soutenir le podcast Visiteur 360, les coulisses de l'émotion, abonnez-vous et n'oubliez pas de laisser une note ⭐⭐⭐⭐⭐ (que 5/5 😜) sur Spotify et Apple Podcast
Transcript
Mirabelle
Et si on vous disait qu'un simple potager pouvait devenir une aventure extraordinaire ? Que derrière les légumes que l'on connaît tous se cachent des histoires surprenantes et des émotions inattendues. Le végétal, un sujet que l'on croit connaître, mais qui, en réalité, réserve bien des mystères et des découvertes. Les coulisses du jour s'agitent autour de comment transformer un thème familier en une expérience marquante, qui capte l'attention et suscite la curiosité. Comment faire émerger des émotions à partir de ce qui semble ordinaire ?
Pauline
Comme le dit nos invités du jour, ce n'est pas évident d'attirer avec des poireaux. Et pourtant... C'est bien ce défi que relève le Potager Extraordinaire, un lieu qui parvient à surprendre et à émerveiller, et même à éduquer. Pour en parler, nous avons le plaisir d'accueillir Juliette Dagois, directrice de tourisme et commercialisation, et Baptiste Pierre, directeur du parc du Pôle Jardin et Médiation du Potager Extraordinaire. Ensemble, ils nous racontent comment ils ont su transformer un lieu de culture végétale en un véritable parc à thème, créant des expériences immersives et interactives pour les visiteurs de tout âge. Bienvenue à vous dans Visiteurs 360, les coulisses de l'émotion, Juliette et Baptiste.
Juliette
Bonjour. Bonjour.
Baptiste
Bonjour.
Mirabelle
Alors pour débuter chacun de nos épisodes, on propose à nos invités de nous raconter un moment un peu extraordinaire lors d'une visite de lieu touristique pendant laquelle il ou elle a ressenti une émotion particulièrement forte. Alors je ne sais pas si l'un de vous deux veut justement nous partager ce lieu extraordinaire qu'il connaît.
Juliette
Je veux bien me lancer dans l'exercice. Je dirais que dernièrement, de manière tout à fait chauvine, j'ai ressenti une forte émotion sur la nouveauté du Puy du Fou, sur le Mime et l'Étoile. Il y a une véritable poésie qui a été pensée sur ce spectacle. Je pense que moi, de manière personnelle, c'est toujours cette poésie qui me suscite de l'émotion dans mes visites. Souvent, quand ça combine... aussi bien la vue que Louis. J'ai souvenir aussi d'une forte émotion ressentie lors de la visite de l'Atelier des Lumières à Paris sur l'exposition Kandinsky qui mélangeait du David Bowie sur Space Oddity et c'était juste incroyable. Moi, j'en ai pleuré. Et c'est vrai qu'on a beaucoup de chance d'évoluer dans un secteur qui peut susciter ce genre d'émotions très positives et très personnelles.
Mirabelle
C'est vraiment dans l'immersion où ça te fait ressentir des choses incroyables. Ça te transporte dans un autre univers. C'est ça qui est fou.
Juliette
Tout à fait. C'est ce que je recherche dans mes visites. C'est de vivre une expérience physique qui me fait voyager sur place.
Pauline
Trop bien. Moi, je suis en plus une archi-fan de l'Atelier des Lumières. Et pour le coup, c'est une exposition itinérante qui voyage autour de l'Europe et qui se fait aussi au carrière des Lumières des Baux de Provence, donc moi qui suis originaire d'Aix-en-Provence, c'est toujours mon petit rituel d'aller voir, si je l'ai manqué à Paris, d'aller le voir dans la carrière des Lumières, c'est une carrière de calcaire, c'est juste grandiose aussi. Donc je partage carrément ton émotion et cette envie d'immersion, surtout sur du mapping comme ça. Et puis je trouve que c'est intéressant parce que ça rend accessible l'art et la culture à un plus grand nombre, avec une originalité d'expérience aussi, je trouve.
Juliette
Tout à fait, ça met en valeur, je trouve, le patrimoine industriel aussi. C'est toujours une question de comment on le met en valeur. Et on a vraiment cette sensation d'être plongé dans la peinture de l'artiste. On est au milieu de ces traits de peinture. C'est vraiment une expérience exceptionnelle.
Pauline
Merci pour ce partage, Juliette. C'est très inspirant pour tous les visiteurs et tous les auditeurs qui nous écoutent. Et si on revient un petit peu, si on arrive tout court sur le projet du Potager Extraordinaire. J'aurais une question pour vous deux, pour toi Baptiste et pour toi Juliette, pour mieux comprendre votre projet et là où vous avez souhaité l'amener. On aime bien que vous partagiez avec nous vos parcours professionnels respectifs qui racontent un petit peu l'histoire d'où vous venez et où est-ce que vous êtes arrivés.
Mirabelle
Qui veut commencer ?
Baptiste
Eh bien, je veux bien commencer. Moi, du coup, j'ai... J'ai assez vite été passionné par le végétal, on va dire au collège, et j'ai suivi un cursus agricole de BEP, BAC Pro, BTS en aménagement paysager, pour être paysagiste. J'ai passé le concours pour rentrer à l'école d'ingénieur, et puis rapidement il y avait des matières en ICC, thermodynamique, statistique, etc. Ça ne me plaisait pas trop, et j'ai quelque chose qui m'a toujours animé, c'était transmettre.
Pauline
La transmission est depuis longtemps ce qui anime Baptiste, mais pas que. apprendre des autres aussi. C'est alors qu'il s'oriente vers une licence en médiation scientifique et éducation de l'environnement. C'est ainsi qu'il apprend comment transmettre de façon ludique et pédagogique sa passion pour la botanique.
Baptiste
Transmettre et apprendre des choses aux gens, c'était un petit peu pour moi faire comme Jamy dans C'est pas sorcier, chose qui a pu avoir une transition intéressante au Potager extraordinaire puisqu'on a fait une émission avec Jamy sur le site du Potager extraordinaire et Jamy est le parrain du Potager extraordinaire. Pour moi, c'est... C'est un certain aboutissement d'avoir réussi à mêler tout ce qui m'intéressait, à la fois le jardin, la transmission et toutes ces rencontres humaines. Et j'aime.
Mirabelle
C'était vraiment axé sur la médiation. Donc, comment rendre peut-être des sujets un peu complexes, compréhensibles par un plus large public.
Baptiste
Exactement.
Mirabelle
Et toi, du coup, Juliette, comment tu es arrivée au potager ?
Juliette
Oui, alors moi, j'ai plutôt une petite...
Pauline
D'un profil plutôt touristique et culturel, avec une spécialisation en marketing territorial, En ce début de carrière, Juliette a la volonté de transmettre la passion pour les territoires et l'écosystème d'acteurs qui composent les destinations. Musicienne, elle s'épanouit ensuite dans l'animation des colonies de vacances musicales qui mêlent ces deux passions, puis, pendant quelques années à la scène royale, plus orientée musique classique.
Juliette
Et là la volonté de revenir en Vendée et j'ai vu une offre d'emploi qui disait qu'on allait créer un parc à thème à la Roche-sur-Yon. sur la thématique du potager. Et je me suis dit, qui sont ces fous de rendre totalement immersif un potager ? Et c'est vrai que moi, l'offre, je la trouvais totalement séduisante par le côté absurde, en fait, qui se cachait derrière. Et il fallait imaginer, il fallait construire. Donc, c'était un beau défi à relever. Donc, on va dire un parcours vraiment tourisme et musique pour, au final, arriver au potager.
Pauline
Dans un jardin. Dans un très beau jardin.
Mirabelle
Vous êtes tous les deux arrivés au début du projet du potager extraordinaire ?
Baptiste
Alors non, moi, ça fait déjà 12 ans. Donc, j'ai vu beaucoup de mutations du potager extraordinaire. Et moi, j'y suis arrivé au moment de la crise des subprimes, où je travaillais au Jardin botanique de Nantes, et où je me suis dit, je sais faire pousser des plantes de collection, je sais m'y intéresser, j'aime ces curiosités, ces particularités. Je suis infoutu de me faire pousser des carottes, des poireaux et à manger. Et je me suis dit, dis donc, s'il y a vraiment une crise financière, c'est complètement fou d'être jardinier, mais de ne pas savoir se faire à manger. À l'époque, ce n'était pas tendance. À l'époque, c'était vraiment un petit peu rétrograde. Et donc, du coup, on avait dans les cursus agricoles peu l'appétence pour ce sujet-là. Et donc, du coup, le potage extraordinaire, dès qu'on met le doigt dedans, c'est presque boulimique. On a envie d'en découvrir toujours plus. Et donc, c'était la bonne occasion pour apprendre tout ça.
Mirabelle
Comment est née l'idée de... de créer ce parc à thème ? C'est comment... Parce que tu dis que ça fait 12 ans, Baptiste, que le potager extraordinaire a commencé. Mais justement, est-ce que tu peux nous raconter un peu plus l'histoire ? Comment t'est née cette idée ? Est-ce qu'il y a eu des moments clés dans son histoire ? Et comment vous en êtes arrivé là où vous en êtes aujourd'hui ?
Baptiste
Alors oui, il n'a pas 12 ans. C'est moi qui y suis depuis une douzaine d'années à peu près. Mais il a 30 ans, le potager extraordinaire. Il est né de la passion d'un agriculteur du coin qui s'appelle Michel Rialland et qui avait envie de découvrir la diversité des cucurbitacées dans les années 95. Dans ses recherches, il a rencontré l'ancien directeur du Jardin botanique de Nantes qui lui a confié 300 variétés à tester. Et en lien avec le maire de l'époque de La Mothe-Achard, en Vendée, il trouve un endroit pour montrer et cultiver cette diversité et l'engouement du public est suffisamment important pour que les deux se disent qu'il y a une activité touristique intéressante à faire en rétro-littoral. Et à l'époque, le rétro-littoral vendéen, il était peu exploité touristiquement. Les retombées touristiques étaient plutôt sur la côte. Et donc, du coup, c'était l'occasion d'arriver à attirer les touristes avec un nouveau sujet. Parce que c'était le moment aussi où, dans les médias, on commençait à parler du régime crétois, de la maladie de Crossfell-Jacob, de toutes ces tensions alimentaires. et ont commencé à se réintéresser aux légumes anciens et aux traditions un petit peu oubliées pour peut-être retrouver une alimentation un peu plus saine et des pratiques en tout cas un peu plus vertueuses. Donc il est né comme ça il y a 30 ans et ensuite Michel Rialland a créé sa propre activité de son côté pour cultiver les courges. L'association a pris de l'ampleur et est devenue chantier d'insertion. C'est aussi une dimension importante du potage extraordinaire, c'est une entreprise inclusive. Et donc du coup, de là est partie l'aventure avec des jardiniers botanistes qui se sont succédés pour enrichir les collections jusqu'à avoir aujourd'hui à peu près, on va dire, 3000 plantes différentes en stock dans la graineterie pour les présenter au public chaque année sur le parc. Il a fermé en 2018 à La Mothe-Achard pour réouvrir en 2023 sur le territoire de la Roche-sur-Yon. Et depuis, la version 2 est lancée.
Pauline
Et justement, d'ailleurs, en 5 ans, le déménagement qui a duré 5 ans, l'espace-temps entre la version 1 et la version 2 est de 5 ans, si mes calculs sont bons. La raison pour laquelle ça a pris ce temps-là, c'est justement pour faire pousser les légumes. Comment vous expliquez ce...
Mirabelle
Alors non Pauline, ça ne prend pas 5 ans pour faire pousser un poireau. Enfin, je ne crois pas. Juliette nous explique qu'à l'origine, le potager extraordinaire, c'était une association. Qui d'ailleurs existe toujours. Elle est détentrice de la collection de graines et continue de la préserver avec soin. Mais pour donner vie à un véritable parc à thème, il a fallu créer une structure dédiée. Et en parallèle, trouver le bon site. Après avoir exploré plusieurs options, c'est finalement un partenariat avec la Roche-sur-Yon agglomération qui s'est imposée comme la meilleure opportunité, aboutissant à une gestion en délégation de services publics. Tout ça avant même de penser au parcours visiteur.
Juliette
Penser le parcours visiteur, il y a eu tous les travaux, créer des cheminements, créer des bâtiments d'exploitation, créer un espace pour la restauration. C'est du travail d'archi, c'est partir d'une page blanche et construire. Et il a fallu aussi penser les décors. Donc ça, ça a été tout un travail d'imagination sur le scénario du parc et faire vivre des expériences immersives sur le parc. Donc tous ces temps de travaux, ça a pris du temps et de consolidation aussi de ce qu'on souhaitait y vivre. Il y a eu des reports, il y a eu plusieurs reports d'ouverture en interne parce qu'il y a eu des temps, il y a le Covid aussi qui est passé par là.
Pauline
C'est vrai.
Juliette
Pendant cette période-là. Donc c'est vrai qu'il y a eu un temps long entre l'ancienne version et la nouvelle, mais pour les bonnes raisons. Pour prendre le temps de bien concevoir le projet et l'ouvrir avec le niveau d'exigence souhaité par les équipes.
Mirabelle
C'est vrai que moi, je suis allée le visiter cet été et je vous avoue que je ne m'attendais pas à autant d'immersion. J'ai été surprise. Parce que moi, on avait forcément regardé le site web, donc on savait quand même à quoi s'attendre. Mais voilà, le côté immersif, je ne l'avais pas anticipé. J'ai trouvé ça vraiment hyper bien fait, très sympa. Beaucoup aimé. En fait, dès le début, cette entrée, je ne vais pas tout dévoiler, mais je trouve que le début du parcours, quand on a pris nos billets et qu'on va rentrer dans le jardin, il y a déjà des immersifs dès le début. J'étais surprise, mais agréablement surprise. Et je trouvais ça très sympa. Donc, quand vous avez fait la V2, tu dis que vous avez vraiment pensé à cette immersion. Il y a aussi ce côté social parce que vous faites de la réinsertion sociale. Les gens qui travaillent sur le site ne sont pas forcément des experts. Alors voilà comment vous y êtes pris justement pour créer cette V2 qui soit à la fois, comme tu disais, le parc à thème immersif, donc vraiment penser le parcours visiteur et ce que vous voulez faire vivre aux visiteurs, et allier ça aussi avec la mission sociale du potager extraordinaire.
Juliette
Je vais peut-être laisser Baptiste répondre à cette question, peut-être pour expliquer pourquoi je laisse la main à Baptiste. C'est que moi, je suis arrivée avec cette compétence touristique et cette vision par quatème sur des nouveaux métiers pour le potager extraordinaire avec beaucoup d'incertitudes. Donc c'est vrai que moi, sur le pôle tourisme, l'insertion, ça n'a pas été un sujet au départ. On a misé plutôt sur des compétences, des personnes qui avaient déjà les compétences pour tout de suite être... de performance sur le terrain. Moi, j'avais un salarié en insertion à l'accueil boutique, mais en l'occurrence, c'est une personne qui connaissait déjà le potager extraordinaire. Mon but, c'est que côté tourisme, on développe des postes en insertion, ce qui est un peu la méthode inverse côté jardin, où tout de suite, les équipes jardin ont été pensées avec des salariés en insertion, donc je laisserai Baptiste répondre.
Baptiste
Effectivement, de mon côté, c'est quelque chose d'historique. Et quand on a scindé en deux la société et l'association, il y a eu dix personnes en insertion qui ont été dédiées au conservatoire et une dizaine aussi dédiées côté parc. Donc ça fait une vingtaine de personnes qui sont consacrées soit au maraîchage, à la conservation ou à l'entretien du parc. Et sur l'entretien du parc, avec l'expérience qu'on avait eue auparavant, on savait qu'il y avait des choses qui étaient plus pertinentes si on voulait optimiser l'entretien du parc et du potager extérieur. C'était par exemple d'avoir des lignes. Quelqu'un qui ne connaît pas vraiment les plantes a besoin de se référer à la ligne de plantes plantées pour savoir laquelle arracher et laquelle laisser sur le rang. Donc, il a fallu jouer de la ligne. Je ne sais pas si vous avez vu quand vous êtes venus, mais effectivement, il y a des lignes droites, il y a des lignes courbes. Mais ça permet en tout cas de permettre un entretien un peu plus facile. On a aussi fait en sorte de prendre des méthodes inspirées de Jean-Martin Fortier, par exemple, qui est un maraîcher québécois, qui a réfléchi des choses pour les optimiser. On a des petits espaces qui se répètent. Ça ne se voit pas forcément, mais ça permet de... de mieux calculer, de mieux calibrer son temps, de ne pas se décourager sur des surfaces parfois qui peuvent paraître très grandes. Et ensuite, on a maximisé l'entretien en faisant un paillage partout. On a choisi des allées qui nécessitaient moins d'entretien que sur la version 1 au potager extraordinaire. On a essayé en tout cas de prendre en compte cette particularité que notre personnel est là entre 6 mois et 2 ans maximum, mais quoi qu'il arrive, il est toujours en renouvellement.
Juliette
Si je peux ajouter peut-être ce qu'il faut comprendre, c'est sur le sujet de l'insertion. On est une entreprise d'insertion, on ne fait pas partie d'un groupement de professionnels du tourisme, mais on fait partie du groupe Estille, qui est un groupe qui a une quinzaine de filiales sur des thématiques d'insertion. Toutes les filiales travaillent sur ces sujets-là, c'est-à-dire qu'en interne, les fonctions support de ce groupe auquel nous faisons partie. Il y a des conseillères d'insertion professionnelles qui sont là pour accompagner les salariés. Il y a vraiment un suivi RH et social qui est réalisé en interne par le groupe. Ça demande tout de même des compétences et une structuration, et ça c'est possible parce qu'on adhère à ce groupe-là.
Mirabelle
Pour l'aspect plus parcours visiteur, justement, qui n'avait peut-être pas dans la V1, enfin, ou pas aussi poussé que sur la V2, comment vous y êtes pris, comment vous avez travaillé ça ? justement pour le côté immersion dont je parlais. Qui a imaginé cette immersion ?
Juliette
Je crois qu'il y a eu beaucoup de réunions, même avant que j'arrive. Dessins, différentes personnes autour de la table. On se rend compte, en fait, quand il faut imaginer que tout est une question de personnes, finalement, et de rencontres. Donc, il a fallu confronter les visions. Et je pense que le projet a avancé. En tout cas, moi, c'est comme ça que je l'ai perçu. Il y a Thierry Rétif qui a travaillé sur ce projet-là, qui a imaginé des décors. Et j'ai eu le sentiment qu'à partir du moment où il a livré ses palettes de dessin, où il nous a montré quand il imaginait le bureau de Georges Durand, le laboratoire d'Iris, on avait enfin matérialisé un visuel commun. On avait cette identité commune qui était formalisée, imprimée. On a pu l'afficher sur les murs. et ça nous permettait d'avoir un langage commun sur la projection auprès des visiteurs. Et c'était ça je pense la complexité pour monter ce projet-là, c'était qu'on n'avait pas forcément le même référentiel visuel, on n'avait pas forcément le même référentiel de prestige ou pas, de quantité aussi, de flux de visiteurs, c'était difficile de coordonner nos différentes projections.
Pauline
De toute façon, Thierry Rétif, il est bien connu pour être capable de conceptualiser des idées qui sont bien enfouies des professionnels du tourisme. Il est quand même assez plus que compétent en sa matière. Et effectivement, même si je ne le savais pas, on peut distinguer sa patte créative dans le parcours visiteur du potage extraordinaire. Moi, je voudrais passer à la partie un petit peu plus distinctive, on va dire, du potager extraordinaire sur le positionnement, on va dire, si on axe un petit peu plus sur le marketing, on va dire, tout en restant en lien avec le parcours visiteur. Parce qu'après, d'après ce que vous dites aussi, on comprend que vous êtes plus qu'un lieu touristique qui propose une thématique spécifique, etc. Vous êtes surtout, enfin aussi et surtout un projet impact, comme vous le disiez avec l'insertion professionnelle, le fait que vous apparteniez au groupe Estille, il y a une dimension sociale mais aussi environnementale. Comment on distingue le potager extraordinaire des autres parcs ou jardins ? Est-ce que cette mission a un impact ? Comment elle se traduit lors de la visite ou même dans vos prises de parole, dans votre image ?
Juliette
C'est la grande question. C'est la grande question parce que j'ai l'impression que tout ce qu'on fait pour nous, c'est de l'inné. On ne le valorise pas du tout. On nous a fait l'autre jour la métaphore de l'iceberg. On a ce parc à thème qu'on visite, c'est la partie immergée, c'est ce qu'on voit. Et en fait, il y a tout le socle derrière de ce qu'on fait. La préservation, la sauvegarde de variétés de plantes alimentaires, la dynamique d'insertion, tout ce qu'on fait sur nos actions de tourisme durable. Et c'est vrai que le visiteur ne le voit pas. Et finalement, on communique très peu dessus. Donc nous, ça fait partie... On n'a que deux années d'exploitation. Ça fait partie de la réorientation, je pense, dans les années à venir, de notre discours, d'expliquer, de faire un peu de pédagogie sur tout ce qui se cache, en fait, en dessous de ce parc à thèmes. On a vraiment travaillé à reprendre les codes des parcs à thèmes, mais sans forcément valoriser tout ce qui s'y cache derrière.
Pauline
Par exemple, dans la graineterie, il y a quand même beaucoup de pédagogie. La mission, lorsqu'on visite, ça transparaît quand même cette mission. Il est vrai que ce n'est pas dit que sur le site internet. Ce n'est pas pour ça qu'on y va. En tout cas, ce n'est pas pour ça que j'y suis allée. Cependant, une fois que j'y suis, je comprends plein de choses.
Juliette
Peut-être, Baptiste, tu peux nous parler de la volonté de réorientation de la graineterie ?
Baptiste
Oui, donc la graineterie a été imaginée par un Thierry Rétif comme une graineterie un peu plus du 19e siècle, avec effectivement un intérêt esthétique vraiment très intéressant, très attractif. Et effectivement, les visites guidées qu'on y faisait jusqu'à présent permettaient de comprendre ce qui se passait au conservatoire. On avait aussi créé un espace cette année qui s'appelait la vie érotique du potager, qui permettait d'expliquer la sexualité et ce qui se passait sur la partie conservatoire, donc le sens. effectivement qui se cache derrière le potager extraordinaire. Et on va essayer de réorienter un petit peu la graineterie pour lui donner un petit peu plus un aspect hybride. C'est toujours la complexité chez nous. C'est à la fois effectivement un pied dans le passé avec cette esthétique et ces variétés anciennes, mais aussi un pied dans aujourd'hui et demain avec des frigos, des congélateurs, des tablis, des microscopes, des télés. En tout cas, tout le matériel qui aujourd'hui fait sens dans un conservatoire. pour montrer aux gens toute la diversité des graines de plantes alimentaires. Aujourd'hui, dans la graineterie, on ne pouvait pas voir à quoi ressemblait une graine de tomate, d'aubergine, de gourde, de potiron géant. Demain, quand je dis demain, c'est 2025, on pourra voir à quoi ressemble une graine de haricot et pas une graine de haricot parce que malheureusement, Iris chez nous est boulimique, donc il n'y a pas une graine de haricot. Il y en a 100 ou 150 variétés de haricot. Il n'y a pas une graine de gourde, il y a 100 ou 150 variétés de gourde. Donc du coup, on a cette extraordinaire richesse qui va être un peu plus mise en lumière et avec une touche un peu plus contemporaine, parce que ce qu'on veut, c'est vraiment montrer le vrai et interroger les gens sur ce qui est la réalité des choses de façon factuelle, en essayant de ne pas être trop militant, justement, de montrer la diversité de ce qui existe, sans pour autant être donneur de leçons et sans être moralisateur.
Mirabelle
Justement, je trouve que vous utilisez aussi beaucoup un ton décalé, humoristique, que ce soit dans vos communications avec les visiteurs et la vie sexuelle des légumes, c'est quand même assez original, ou vos communications avec votre cible B2B, avec les cartes que vous avez envoyées aux entreprises. J'ai plus en tête.
Juliette
Un lieu où on parle d'oseille, on raconte des salades. C'est vrai qu'on a quand même un champ lexical assez fun, on peut vraiment s'amuser. Et Baptiste. et le roi en humour de jardin.
Baptiste
On se vaut, je viens.
Juliette
C'est vrai que si on peut se différencier, en tout cas, on essaie de le faire par l'humour. C'est quelque chose qui nous tient à cœur et c'est un outil assez simple pour faire passer des messages en général. Et peut-être pour revenir à ce que disait Baptiste par rapport à la grainerie, il y a quand même eu cette réflexion, nous, dans les phases où on pensait à le part. sur ces règles du théâtre classique, unité de temps, unité de lieu, unité d'action, c'est toujours complexe pour nous à appliquer dans tous les espaces. Et a été pensé, en fait, un personnage, Iris, qui est donc la directrice générale du Potager. Et Iris, elle a notre âge, elle est en 2025, et on essaye de raccorder toujours nos actions à Iris pour expliquer qu'on est dans le vrai, on est dans l'actualité. Et on n'est pas dans le fantastique. Ça, c'est vraiment important pour nous. Et Baptiste pourra vous parler de la pensée complexe. Mais tu peux en dire un mot parce que c'est vraiment le socle de la médiation du parc.
Baptiste
On ne voulait pas expliquer les choses en disant c'est magique, c'est merveilleux, c'est la magie de la nature. Parce que ça, effectivement, c'est le meilleur moyen d'attirer les gens et de faire quelque chose, on va dire, de féérique, qui est beaucoup plus facile, j'ai envie de dire, à vendre. Et d'aller un petit peu plus dans quelque chose de vrai où on a vraiment envie de passer un message. de transmettre des valeurs, des savoirs, des connaissances, mais sans être chiant et barbant en fait. Et c'est pour ça que l'humour, c'est très important chez nous. C'est parce que souvent, quand on va voir un jardin ou quand on va voir un musée, la réaction première, c'est voilà, c'est pas très grand public, je vais m'ennuyer, ça va être long, on va passer devant des vitrines, devant des poireaux, justement. Votre phrase de départ, d'aller vendre un parc où il y a des poireaux à quelqu'un qui est en train de se faire bronzer sur la plage. C'est un défi qui est quand même un peu particulier pour le chèvre-venir.
Pauline
On a la chance d'être dans une région pluvieuse, donc on n'a pas toujours la chance de pouvoir se bronzer sur la plage.
Baptiste
Donc effectivement, la pensée complexe, c'était vraiment quelque chose qui me tient à cœur, parce que c'était l'idée de se dire, le monde est complexe, justement, et faire pousser un poireau, comprendre comment pousse une graine, c'est un enchaînement de faits, de causes à effets. Et il vaut mieux expliquer cet enchaînement de cause à effet plutôt que de dire, eh bien, c'est la magie de la nature. Et du coup, les gens ressortent souvent beaucoup plus satisfaits, émerveillés. Et moi, ce qui m'intéresse, c'est qu'ils ressortent souvent curieux. Et donc, si simplement, en ressortant, ils sont curieux, ils ont envie de savoir, pour moi, on a gagné notre pari, parce que derrière, eh bien, ils vont continuer leur aventure. Et l'aventure du potage extraordinaire, elle s'exporte ailleurs. C'est plus qu'une visite, je pense, que c'est donner envie de faire quand on sort du potage extraordinaire. Ça,
Pauline
c'est une belle mission.
Mirabelle
Il y a un peu des deux, moi, je trouve, parce que c'est vrai que le tunnel des gourdes, ça a un côté un peu féerique quand même. C'est assez...
Baptiste
Complètement,
Mirabelle
complètement. Il reste quand même de la magie, même en restant dans le vrai. On arrive à faire de la magie en restant dans le vrai.
Baptiste
Exactement. Et on ne s'interdira pas de faire des tours de magie ou de justement parfois donner quelques vérités un peu absurdes. On a par exemple le citrouiller chez nous, qui est l'arbre à citrouille. Et donc, du coup, c'est aussi l'intérêt d'humour en faisant court. croire aux gens que les citrouilles poussent dans les arbres. Donc, ce n'est pas pour autant qu'on s'interdit quelque chose justement d'un peu féerique et magique, mais en tout cas derrière, c'est le socle justement pour attirer les gens, attirer leur attention et ensuite leur expliquer quelque chose de plus vrai derrière tout ça.
Pauline
Si on continue sur les expériences que vous proposez, est-ce que... Est-ce que vous pourriez, par exemple, nous raconter ou nous citer quelques expériences qui sont les plus interactives ou celles qui sont un peu surprenantes, qui peuvent surprendre les visiteurs et leur donner envie d'aller visiter un potager qui n'est pas seulement un potager, mais un potager clairement extraordinaire ?
Juliette
Oui, je peux parler de choses très concrètes. Moi, j'aime beaucoup un univers qui s'appelle le potager expérimental. où on donne plusieurs techniques pour réaliser un potager. Et chaque personne va pouvoir piocher des idées, qu'il vive dans un milieu très urbain avec uniquement un petit balcon, ou bien qu'il est déjà un très grand potager, il cherche de nouvelles méthodes pour changer un peu sa façon de faire pousser des légumes. Et notamment un potager, tu m'arrêtes Baptiste si je dis des bêtises, en serrure avec le compost au milieu qui est une installation. Moi je sais que quand je la présente... Tout le monde me dit que c'est facile à reproduire chez soi, ça m'évite de transporter tout le temps mon compost et ils trouvent des petites méthodes comme ça assez simples. Je trouve que ça favorise tout de suite un échange et ça allume une petite lumière dans la tête des visiteurs, que je trouve assez sympa. Peut-être une autre expérience, c'est pour spoiler un peu les nouveautés 2025. On a décidé de faire appel à un comédien parce qu'on trouvait que ça manquait un petit peu d'immersion. D'incarnation. Voilà, c'est ça. On est en train de travailler à la rédaction de scénarios pour faire des visites théâtralisées, pour apporter encore plus d'expérience aux visiteurs. Donc une personne qui sera vraiment un personnage incarné, costumé. Et on va bien réfléchir à la rédaction de tout ça. Donc c'est pour moi des nouveautés qui nous permettent d'aller toujours plus loin, de se remettre en question sur nos méthodes et de se dire que le plus important, c'est l'expérience vécue par le visiteur et avec quoi il repart. Donc, on part toujours de ça et se dire, OK, quelle méthode je peux mettre en place pour favoriser ça ?
Pauline
Ça, c'est super parce qu'en plus, ça fait le lien, la notion de théâtralisation, je pense que c'est une très bonne idée. Et notre précédent invité, Hervé Bruno, qui fait les spectacles, enfin, qui lide. certains des spectacles vivants, notamment au parc Astérix, nous a confiés, nous a révélés dans le précédent épisode combien ça permettait de réinventer aussi le parcours visiteur et de faciliter l'immersion, puis effectivement de varier, de diversifier aussi les expériences au sein même d'un même parc. Donc trop bien, ça c'est une très bonne idée. Vous, vous êtes ouvertes 12 mois dans l'année ?
Juliette
Alors, oui et non. Non, pas pour le grand public. C'est un potager, donc on s'appuie forcément sur la nature, sur le cycle de la nature. Peut-être pour partager vraiment ce côté coulisses et contraintes et la manière dont on travaille. En 2023, l'année d'ouverture, on a fait un jardin du 1er juillet jusqu'à la fin de la Toussaint. Deux saisons, l'été et l'automne. Et on s'est dit en 2024, on teste le printemps. Donc on a ouvert plus tôt, depuis Pâques, ce qui nécessitait, Baptiste pourra en parler, de créer un nouveau jardin pour le printemps. Puisque les plantes potagères, au printemps, on va planter, on va semer, il y aura des légumes racines qui ne seront pas visibles. Et c'est vrai que les retours visiteurs sur cette période-là n'étaient pas à la hauteur de nos attentes. Donc on rétropédale 2025, et on se dit, ok, le printemps, c'est pas ce qui nous... permet déjà en interne d'être confortable sur le temps de préparation du potager. Et ça ne nous permet pas d'atteindre le niveau de satisfaction qu'on souhaite auprès de nos visiteurs. Donc on ouvrira du 1er juillet jusqu'à la Toussaint. Donc on reprend ce calendrier-là. Mais après, on est ouvert toute l'année puisqu'on a toute une offre pour les séminaires et le tourisme d'affaires.
Mirabelle
Merci. On approche de la fin de cet épisode. Et du coup, pour un peu conclure, on va ouvrir le sujet vers une question plus large qui fait appel justement à votre expertise de professionnel du tourisme. Comment vous commenteriez l'évolution des parcours visiteurs dans le secteur du loisir et de la culture ?
Pauline
Est-ce que vous avez observé des évolutions, des changements qui vous servent aussi, vous en tant que professionnel et qui vous inspirent aussi pour le bien de... pour votre mission du potager extraordinaire ?
Juliette
C'est sûr que ça évolue. Moi, j'ai l'impression qu'il y a une course un peu à la rapidité. Je ne sais pas si c'est pour s'adapter un peu aux nouveaux usages. On voit quand les jeunes regardent les films en x2 pour aller plus vite.
Pauline
Quel horreur !
Juliette
Oui, il y a quelque chose un peu de cet ordre-là, de la course à sortir le bilan touristique avec le plus de visiteurs. possible, toujours en avoir plus. J'ai l'impression qu'on est un peu à contre-courant sur ce sujet, ou au contraire, on va prôner la contemplation, la déconnexion, un retour aux choses simples, au travail de la Terre. Oui, j'ai l'impression d'assister en tout cas à une course effrénée à la rapidité. Moi, je m'interroge beaucoup sur la spontanéité de la visite de demain, quand je vois que... Si je retourne à Paris un week-end, je ne peux pas prendre mes billets, le tour J, au comptoir pour aller visiter un musée si je n'ai pas préparé ma visite un mois à l'avance. Et je perds totalement cette envie soudaine d'aller visiter. Ça me pose question vraiment sur le secteur qui devient un gros secteur de consommation qui répond à des codes nécessaires que je comprends. Mais dans l'éthique et la philosophie, en tout cas, moi, ça me pose question.
Pauline
Effectivement, je te rejoins dans la notion de spontanéité où ça permet effectivement de, comme on disait, de fluidifier, d'avoir une expérience, on va dire optimale, où il y a moins de personnes parce que du coup, tu peux prendre plus le temps pendant ta visite, quand je pense aux expos photos ou quoi que ce soit, parce que du coup, c'est daté et c'est timé. Mais en effet, effectivement, il y a le danger de la spontanéité de... et de cette simplicité de visite qui peut être largement ébranlée.
Mirabelle
Mais il y a aussi, comme disait Juliette, cette tendance du slow tourisme, où les gens... En fait, il y a les deux, en fait. Tout va plus vite, mais il y a quand même aussi cette recherche de prendre le temps, de contempler.
Juliette
C'est pour ça que moi,je suis venue dans ce projet-là, c'est de me dire, il arrive au bon moment, avec une nouvelle attente.
Baptiste
En tant que passionné de jardin, je peux vous dire effectivement que c'est assez surprenant de voir que, de plus en plus, les gens sont prêts à aller visiter des jardins et à aller visiter des espaces naturels, ce qui n'était pas le cas il y a encore 10-20 ans, où les passionnés de jardin... Ouvrez leur jardin, mais n'arrivez pas en vivant.
Pauline
Mais après, je pense qu'effectivement, dans le comportement des gens, on cherche aussi à y trouver un petit peu, à s'apaiser lors de visites aussi, et pas toujours être en recherche d'émotions rapides, mais juste aller s'immerger dans un potager et contempler la nature.
Mirabelle
Mais d'ailleurs, au sein même du potager extraordinaire, il y a un espace, les prairies, que vous laissez... Il y a des bancs où on peut aller juste s'asseoir et on peut venir avec son livre,rester là et profiter.
Juliette
On a même vu des visiteurs faire la sieste dans la serre bleue sur le canapé bleu. Et ça, pour moi, c'est une réussite. On arrive à un niveau de détente du visiteur.
Pauline
Génial, ça. On arrive à la fin de cet épisode. Merci beaucoup à tous les deux de nous avoir révélé les coulisses du potage extraordinaire, mais pas tout, heureusement. Il y a encore plein de choses à découvrir et on invite tous les auditeurs à faire passer le mot pour venir découvrir déjà notre belle région, mais aussi et encore plus le potager extraordinaire. Dans cet épisode, vous nous avez révélé que l'expérience visiteur, elle ne se résume pas à une simple promenade dans un jardin. Chez vous, au potager extraordinaire, chaque coin, chaque histoire, chaque plante est pensée pour provoquer l'émerveillement. et susciter l'envie de faire, comme vous disiez tout à l'heure. C'est un bel exemple de comment, avec la bonne narration et une immersion réussie, on peut transformer un thème du quotidien en une expérience véritablement extraordinaire, comme votre potager. Alors merci beaucoup Juliette et Baptiste d'avoir partagé avec nous votre vision et votre passion pour le métier.
Juliette
Merci beaucoup. Merci. Merci Line de Mir.
Mirabelle
Vouc venez d'écouter Visiteurs 360, coulisses de l'émotion. Un immense merci à Juliette Dagois et Baptiste Pierre du Potager Extraordinaire pour leur partage d'expérience. Et à Tribus Echoes Production pour l'ambiance sonore qui donne vie à notre podcast. Visiteurs 360, c'est un mardi sur deux sur la plateforme d'écoute de votre choix. Si cet épisode vous a inspiré, laissez-nous des étoiles, des commentaires et surtout, parlez-en autour de vous. Et pour ne rien manquer des tendances et nouveautés, abonnez-vous à notre newsletter Entre les Lignes. On se retrouve très bientôt pour explorer de nouvelles histoires et plonger dans l'univers captivant. des émotions de nos visiteurs. À bientôt !