Ep. 8 - Marianne Miel de la Cinémathèque française
Dans cet épisode de Visiteur 360, Les Coulisses de l’Émotion, plongez dans l’univers de La Cinémathèque française et découvrez comment elle réinvente l’expérience culturelle pour séduire le public jeune !
Notre invitée, Marianne Miel, Directrice du développement, nous dévoile les stratégies mises en place pour capter l’attention des 18-25 ans.
Nocturnes gratuites et séances à 1€ pour rendre le cinéma accessible
Formats immersifs et participatifs où les jeunes deviennent acteurs de leur visite
Programmation pensée pour résonner avec leur univers et leurs références
L’objectif ?
Créer du lien, susciter l’émotion et donner envie de revenir.
Mais comment briser les préjugés sur les lieux culturels institutionnels ? Quels défis la Cinémathèque doit-elle relever pour engager cette génération connectée et avide d’expériences ?
Écoutez dès maintenant et découvrez comment faire vibrer le public jeune dans les lieux de culture et de loisir :
🙋🏽♀️ Un grand merci à Clément Duparc de Tribus Echoes Production pour la création unique de notre identité musicale : https://tribusechoesproduction.com/
📣 Si vous avez aimé cet épisode, partagez-le autour de vous !
Pour soutenir le podcast Visiteur 360, les coulisses de l'émotion, abonnez-vous et n'oubliez pas de laisser une note ⭐⭐⭐⭐⭐ (que 5/5 😜) sur Spotify et Apple Podcast
Transcript
Mirabelle
Développez des publics. En voilà une mission. Ces publics, vos publics chers auditeurs, peuvent s'incarner de plein de façons et peu importe ce qu'ils sont. Ils représentent l'essence même de votre activité, la raison d'être de votre métier. Intéressons-nous aujourd'hui au public jeune, et je dis bien public jeune et non jeune public. Notre invité du jour tient à ce que nous fassions bien la différence. C'est la génération Z, les personnes âgées de 18 à 25 ans et qui sont un segment particulier.
Pauline
En effet, ces jeunes adultes ont grandi avec la surdigitalisation des usages et l'infobésité. Certes, ils sont bien différents de nous à leur âge et pourtant... Ils sont les futurs parents à qui, chers opérateurs, il faudra s'adresser bientôt. Mais avant tout, ils sont un public friand de nouveautés, d'interactions, d'expériences et d'émotions. Et pour ça, le secteur du loisir et de la culture est maître en la matière.
Mirabelle
Pour en parler,nous avons demandé à Marianne Miel, directrice du développement à la Cinémathèque française, de nous révéler les coulisses de l'expérience émotionnelle dans ce lieu emblématique du cinéma. Bienvenue Marianne sur le podcast de Line de Mir, Visiteur 360, les coulisses de l'émotion.
Marianne
Bonjour Mirabelle, bonjour Pauline.
Pauline
Bienvenue Marianne.
Mirabelle
Alors pour commencer cette interview, est-ce que tu peux nous raconter ou est-ce que tu te rappelles d'un lieu que tu as visité pour lequel tu as ressenti une émotion forte ?
Marianne
Ce n'est pas une expérience très éloignée parce que ça date de quelques années, mais ce serait la Galerie Dior qui a ouvert ses portes, je ne sais plus, juste après le Covid je crois. et qui est donc le musée consacré à toute la mode de Christian Dior. Donc je l'ai visité peu après l'ouverture, et lorsque je l'ai visité, en fait, j'ai trouvé que c'était un écrin parfait, pour mettre en valeur les tenues de Christian Dior. C'est-à-dire qu'il y a une volonté dans la scénographie, la scénographiste Nathalie Crinière qui est en charge de la scénographie.
Pauline
Alors Nathalie Crinière, pour ceux qui ne la connaissent pas, et j'en fais partie, est architecte d'intérieur et la fondatrice de l'agence NC, spécialisée dans les mises en scène et parcours d'exposition des plus grands sites de France et du monde. Parmi leurs réalisations, celle de la maison Gainsbourg, de Notre-Dame de Paris, d'une exposition au Louvre, mais aussi à l'international, comme à Riyad, New York, Los Angeles et bien d'autres. Une ode à la beauté des matériaux, des lumières, des couleurs et des espaces qui semblent se retrouver aussi au Musée d'Or.
Marianne
Parfois on reconnaît une patte. Mais c'est comme si on avait trouvé l'écran parfait pour mettre en valeur les tenues, avec un souci du détail qui est absolument époustouflant. Et moi, j'en suis ressortie avec une grande émotion, que je ressens d'ailleurs toujours quand j'en parle, parce que vraiment, pour moi, c'est comme si on avait fait quelque chose de parfait. Vraiment. C'est-à-dire qu'on ne pouvait pas rêver plus bel écran pour mettre en valeur des tenues. Il y a une richesse de ce qui est présenté. énormément de tenues de toutes les époques, depuis les premières tenues de Christian Dior jusqu'aux tenues les plus récentes des défilés. Et un détail de scénographie avec des salles toutes plus magnifiques les unes que les autres, qui font qu'on se dit que si j'avais rêvé un musée de la mode, j'aurais fait comme ça. C'est quelque chose d'extraordinaire. Et une qualité aussi de la prise en charge du visiteur qu'on trouve dans toutes ces grandes maisons. de luxe parce que c'est leur image de marque qui est présentée quand ils font des musées comme ça. Je pense aussi à l'exposition sur les parfums qu'avait fait Chanel au Grand Palais Éphémère. C'est-à-dire qu'il y a une volonté de montrer le luxe aussi dans la façon d'accueillir les gens. Le visiteur lambda, il est traité comme la personnalité qui viendrait. Et ça crée l'émotion parce qu'on se dit que c'est un univers magnifique et tellement bien mis en valeur.
Pauline
Et si on voulait mettre un mot sur cette émotion, tu dirais quoi ? Ça t'a émerveillée, ça t'a émue, ça t'a époustouflée ? C'est de par la perfection et l'expérience unique que…
Marianne
Ça m'a émue. Je pourrais encore pleurer, rien qu'en y pensant. Ah bon ? Si vous n'avez pas été à la Galerie Dior, allez à la Galerie Dior, parce que vraiment, c'est quelque chose.
Pauline
J'avoue que tu l'as bien vendu.
Mirabelle
Tu y es retournée ?
Marianne
J'y retourne régulièrement, parce qu'ils changent souvent les accrochages. Parce que quand on expose la mode, on sait que ça ne peut pas rester exposé trop longtemps. Donc, il y a régulièrement des rotations. Et à chaque fois, c'est le même émerveillement.
Pauline
Alors si on revient à... Enfin si on commence cette interview aussi par le biais de ton parcours, on trouve toujours intéressant et assez passionnant de découvrir un petit peu ce que tu nous racontes. Comment t'es arrivée à la cinémathèque française ? Quelles ont été les étapes un peu clés dans tout ton parcours professionnel ?
Marianne
Moi j'ai fait hypokhâgne-khâgne en lettres modernes. et j'ai tout de suite switché sur de l'anglais parce que l'anglais, ça me permettait d'aller en Erasmus en Angleterre. C'est une bonne raison. Et après, d'aller un an aux États-Unis en tant qu'assistante. Donc voilà, c'était pas mal comme choix d'études. Et ce n'était pas un choix d'études qui était lié à un métier en particulier puisque le débouché logique aurait été l'enseignement et que la dernière chose que je pouvais avoir envie de faire dans cette vie était enseigner. Et donc, comme en parallèle, je faisais de la danse, du théâtre. toutes sortes d'activités artistiques. Quand il a fallu chercher un emploi, je me suis dit que ce serait beaucoup plus fun d'aller travailler dans la culture. Et à l'époque, c'était facile d'entrer quand on n'avait pas fait nécessairement les études correspondantes. Donc j'ai commencé par travailler pour des petites compagnies de danse en faisant de l'administration. Et il y avait un poste d'adjointe billetterie au parc de la Villette. J'ai eu la chance d'être prise en n'ayant pas nécessairement une grosse expérience derrière. Et quand la directrice des publics du Parc de la Villette est partie pour la Cinémathèque française, qui allait ouvrir ses portes un an après à Bercy, elle m'a proposé de devenir responsable accueil billetterie à la Cinémathèque. Donc c'est comme ça que je suis arrivée à la Cinémathèque en 2005, donc il y a 20 ans maintenant. Le bel âge, 20 ans. Et donc j'ai été pendant 13 ans la responsable accueil billetterie, en montant tout le projet Bercy. Quand la directrice des publics est partie en 2018, j'ai postulé et j'ai... obtenu le poste de, à l'époque, c'était directrice de la promotion et des publics. Et l'année dernière, j'ai ajouté à mon périmètre le développement commercial et événementiel et je suis devenue directrice du développement. Beau parcours.
Mirabelle
Avant de plonger un peu plus dans le vif du sujet du podcast d'aujourd'hui, est-ce que pour nos auditeurs qui ne connaissent pas forcément la cinémathèque, est-ce que tu peux nous présenter brièvement l'offre culturelle justement de la cinémathèque française ? et l'expérience que vous proposez aux visiteurs.
Marianne
Alors la Cinémathèque française, déjà c'est une institution patrimoniale, ça c'est la raison d'être de la Cinémathèque, on a des collections, on a une mission de conserver.
Mirabelle
La Cinémathèque française, c'est le temple du cinéma. Sa mission, préserver et transmettre le patrimoine cinématographique français et mondial. Des films en costume, des affiches aux écrits comme les scénarios et courriers de production. Les appareils anciens, bref, tout l'univers du cinéma y est conservé et exposé. Alors avec son musée dédié à l'histoire du cinéma, les expositions de fois par an, ses projections et rétrospectives, ses ateliers, sa bibliothèque et même sa librairie et son restaurant, c'est un lieu incontournable pour tous les amoureux du 7e art.
Marianne
Notre sujet, c'est le cinéma sous toutes ses formes et transmettre cet amour du cinéma.
Pauline
Merci, je pense que c'est plus clair pour tout le monde, pour tous ceux qui nous écoutent quant à la mission de la Cinémathèque et l'expérience que vous proposez. Et toi aujourd'hui, en tant que directrice du développement des publics, lorsqu'on a discuté du sujet qu'on allait aborder ensemble, tu nous as confié que tu avais à cœur aussi de développer ce fameux public jeune, donc les 18-25 ans. Est-ce que tu peux nous expliquer pourquoi toi et toute l'équipe, vous avez cette volonté-là et quels sont les principaux enjeux pour la Cinémathèque et le secteur de manière plus générale ? à attirer ces publics jeunes ?
Marianne
Le rajeunissement des publics, je pense, est un enjeu pour tous les musées actuellement et pour l'ensemble des lieux culturels, pas seulement les musées, parce que nos publics, il faut les renouveler. On a la chance à la Cinémathèque d'avoir des publics qui nous suivent depuis très, très longtemps. Moi, quand je suis arrivée en 2005, les premiers abonnés, ils sont toujours là. On a vieilli ensemble, je les vois toujours. Certains étaient même là bien avant moi puisqu'ils fréquentaient des... à l'époque, la cinémathèque à Chaillot. Mais forcément, ils vieillissent. Donc, à un moment donné, si on veut continuer à avoir du public, il faut attirer les jeunes et leur donner envie de venir, ce qui n'est pas toujours évident, notamment parce que la cinémathèque a justement une image de lieu réservé aux cinéphiles. Et quand je dis cinéphiles, ce n'est pas nécessairement dans un sens très ouvert. C'est-à-dire qu'on pense qu'il faut avoir des connaissances en cinéma pour venir à la cinémathèque. Et donc, parfois, ça peut... se dire aux gens que c'est un cercle très réservé et qu'on n'y a pas sa place. Donc nous, on essaye de casser ça, de dire que non, la cinémathèque française, c'est un lieu ouvert, que le cinéma, c'est l'art qui est le plus fréquenté en France. On sait que les gens vont énormément au cinéma en France et qu'il n'y a pas besoin d'avoir des connaissances pour aimer le cinéma. Et donc, on s'adresse à ce public jeune pour le faire venir et renouveler un peu le public dans nos salles. Il y a un enjeu chez nous qui est partagé par l'ensemble de l'établissement, de faire venir ce public et de lui faire comprendre qu'il a sa place à la cinémathèque.
Mirabelle
Ça va aussi avec ce que tu disais au début, partager ce patrimoine avec le plus grand nombre.
Marianne
Tout à fait. Nous, on prend les enfants à partir de 3 ans et on les garde jusqu'à la fin. Mais par exemple, quand je suis arrivée à Bercy, on avait des enfants qui fréquentaient les ateliers 3-6 ans. Et ils viennent toujours maintenant, donc on les a vu grandir. C'est assez touchant quelque part.
Mirabelle
C'est vrai que le lieu aussi à Bercy, avec justement, tu mentionnais le restaurant, ça donne envie, ça peut être aussi un lieu de rendez-vous. C'est un côté très cosy. Donc on peut aller au cinéma et après vouloir rester dans ce lieu, peut-être aller au musée.
Marianne
Il y a vraiment tout un univers. Le café, c'est hyper important. été sans restaurant pendant plus d'un an, parce que le précédent, après le Covid, malheureusement, a dû déposer le bilan. Et ce bâtiment, qui n'est pas un bâtiment facile, c'est un bâtiment de Franck Gehry. Alors c'est très beau, mais il y a un côté quand même très froid dans l'architecture de Franck Gehry.
Pauline
Au cas où le nom de Franck Gehry ne vous disait rien, voici de quoi vous coucher, inspiré par l'un des plus grands architectes vivants du XXIe siècle. D'origine américano-canadienne, On lui doit des constructions toutes plus tordues et déconstruites les unes que les autres, faites de proportions vastes qui semblent être en mouvement. Vous pensez à quel monument ? Eh oui, le musée Guggenheim à Bilbao, la fondation Louis Vuitton à Paris, le Walt Disney Concert Hall à Los Angeles ou bien la Cinémathèque française sont des œuvres monumentales qu'on pourrait juger de froides en effet, mais qui restent toujours aussi impressionnantes et majestueuses aux yeux de ceux qui regardent en l'air.
Marianne
Ne pas avoir ce lieu de vie, de convivialité pendant un an, on a vraiment ressenti ce manque. Et donc, quand il a ouvert, tout de suite, ça crée quelque chose. Et c'est vraiment important. Et venir jusqu'à Bercy, ce n'est pas non plus facile, parce qu'on est un peu excentré quand on est un établissement culturel du côté de Bercy. Et donc, il faut pouvoir... permettre aux visiteurs d'avoir une expérience complète et pas se dire juste je vais voir un film, je vais manger, je vais jeter un oeil à la librairie, je peux aller me poser à la bibliothèque pour lire un magazine. C'est important pour un lieu de permettre aux visiteurs d'avoir une expérience globale et pas juste je viens voir un film parce que de nos jours, on peut voir tellement de films sur les plateformes ou sur son ordinateur, il faut donner envie de venir. Et ce publication, justement, c'est quand on dit effectivement c'est un public qui a grandi avec que... une facilité d'accès aux films sur leurs ordinateurs, leurs tablettes, etc. Leur faire comprendre que l'expérience en salle, ce n'est pas la même chose que de regarder sur son ordinateur, c'est un challenge, ça reste un challenge et ça va le rester longtemps, je pense.
Mirabelle
La programmation des films et des expositions, elle est décidée par la direction de la Cinémathèque française et en prenant justement en compte d'attirer ce public. Et toi, ton rôle, c'est notamment de créer les portes d'entrée entre cette programmation et les jeunes de 18-25 ans pour leur donner, comme tu disais, l'envie de venir, qui ne s'imaginent pas que c'est un lieu uniquement pour les cinéphiles. Du coup, est-ce que tu peux nous dire concrètement comment les choix de la programmation sont faits ? Et aussi, selon toi, c'est quoi les plus grands défis pour capter l'attention des jeunes et créer l'engagement ?
Marianne
Déjà les choix de programmation effectivement ils prennent en compte cette question du rajeunissement depuis plusieurs années. C'est vraiment quelque chose qui est partagé par l'ensemble de l'établissement. Il y a une prise de conscience qui s'est faite de se dire comment on fait pour faire venir les jeunes. Et ça, il y a vraiment une discussion dans l'ensemble de la Cinémathèque et avec la direction sur cette question-là. Donc, en matière de cinéma, déjà, depuis le Covid, on a mis en place des programmations plus thématiques. Parce que c'est vrai que la Cinémathèque, depuis toujours, c'est le lieu où on voit des rétrospectives pour que ça crée des réalisateurs. C'est toujours ce qui nous caractérise par rapport peut-être à d'autres lieux. et donc on fait des intégrales de réalisateurs, mais on a constaté que le public jeune y répondait plus facilement à des thématiques qu'on appelle les 25 indispensables, ou les 20 indispensables. Ça va être sur un motif, les 20 indispensables du cinéma d'horreur, les 20 indispensables du cinéma de science-fiction. Avant le Covid, on avait tenté des programmations comme ça, et elles ne marchaient en général pas du tout auprès de nos publics habitués. parce qu'ils ne s'y repéraient pas, ils ne savaient pas quoi regarder quand on propose 20 films thématiques, etc. Le public jeune, il ne fonctionne pas du tout comme ça. Pour le coup, lui, il aime bien picorer. Et le côté 25, 20 indispensables, ça leur plaît beaucoup plus, surtout qu'on mélange des films anciens et des films plus récents. Quand on dit les 20 indispensables, on parcourt un petit peu cette histoire. On constate aussi que les films plus récents marchent mieux sur les publics jeunes. marche peut-être moins d'ailleurs sur nos abonnés. C'est-à-dire que les années 80, pour les jeunes de maintenant, c'est déjà de l'histoire. Ils ont déjà le sentiment d'aller voir un vieux film, quand ils vont voir un film des années 80, ce qui n'est pas notre cas. Mais on le voit. On sait que sur... Qu'est-ce qu'on a fait ? Je ne sais plus quelle est la dernière rétro qu'on a fait sur les road movies. on avait pointé pour les publics jeunes Point Break. C'est une partie de l'histoire du cinéma qui les intéresse beaucoup, qui a envie de voir en fait. Donc on va plutôt effectivement, on sait qu'ils vont venir plus sur ces films-là et ils vont venir plus sur les réalisateurs contemporains aussi. Quand on a fait Sofia Coppola, énormément, énormément de publics jeunes dans la salle. Quand on avait fait Winding Refn à l'époque du festival, il y a quelques années, énormément de publics jeunes. Il y a des choses comme ça qui les attirent plus. Et nous, notre travail à l'Estmatec, c'est d'articuler ça, c'est-à-dire de chercher des choses qui vont attirer ce nouveau public, tout en préservant notre public fidèle cinéphile et en proposant des rétrospectives plus pointues, etc. Donc, on articule les deux pour qu'il y ait un éventail qui plaise à tout le monde sur la programmation cinéma. Sur les expositions, depuis quelques années, notre directeur a vraiment essayé d'élargir et d'aller vers des expositions un peu plus grand public. On vient de faire James Cameron, mais dans le passé on avait fait Tim Burton qui avait attiré énormément un public jeune à l'époque. Des cinéastes comme ça qui sont plus faciles d'accès. En termes de programmation, il y a des choix qui sont faits pour s'adresser à ce public-là. et qui s'articulent avec des choses plus pointues. Et moi, mon travail, effectivement, c'est de créer des portes d'entrée et donc à la fois, à travers plusieurs formats, de communiquer auprès de ces publics-là sur une partie de l'offre dont on pense qu'elle va les intéresser et d'accompagner cette offre pour susciter davantage d'intérêt.
Pauline
Par quel biais l'accompagner, cette offre ?
Marianne
Alors, sur les expositions, on a créé un format qui s'appelle « Les Jeudis Jeunes » . ça rime, c'est facile, mais qui sont des nocturnes pour le public jeune. Donc, c'est des nocturnes réservées, c'est-à-dire que le reste du public ne peut pas accéder à ces nocturnes. C'est le deuxième jeudi du mois. Ça, c'était vraiment une volonté de créer un moment particulier ou ouvert uniquement à ce public. Donc, sur ces nocturnes, on essaye de greffer des formes d'accompagnement qui sont multiples. On fait pas mal de médiations à travers des points-paroles qu'on propose à des étudiants via des cursus. On le fait avec des écoles, on le fait avec des cursus d'université. En général, il y a toujours un enseignant derrière ou une école qui est partenaire pour monter ces points-paroles. On fait des prestations artistiques dans les expositions. Pour l'exposition Vampire, on avait fait de la musique dans l'exposition. On a déjà fait des lectures dans le musée. On fait ça avec pas mal de conservatoires d'arrondissement avec qui on travaille. On fait aussi des projets d'école, par exemple les arts décoratifs avec qui on a fait plusieurs projets où les étudiants, dans le cadre de leur cursus, vont... développer un projet en lien avec l'exposition où on présentera le travail fini à l'occasion du Jeudi Jeunes. Et on fait aussi des discussions thématiques en fonction du contenu de l'exposition. On va aller réfléchir à des thématiques qui peuvent parler à ce public-là. On va proposer à des jeunes journalistes de faire la médiation. Et on va inviter des participants qui vont être aussi bien des professionnels que des étudiants qui sont en train de faire des recherches sur ces thématiques. Parce qu'à chaque fois, ce qu'on essaye, c'est vraiment donner la parole aux jeunes pour les jeunes.
Pauline
Quelque part, vous leur faites tenir un rôle dans la médiation, finalement, aussi.
Marianne
Pour nous, comme ces nocturnes s'adressent aux jeunes, c'est important que la prise de parole et l'accompagnement soient faits par eux, pour eux, et réfléchis avec eux. Déjà, j'ai la chance d'avoir dans mon équipe. des jeunes. C'est utile. On échange beaucoup quand on travaille sur ces formats-là. C'est vraiment un travail collaboratif qu'on fait tous ensemble. C'est important aussi d'avoir leur avis et leur retour. Et après, tous les partenariats étudiants qu'on fait, on discute avec eux de ces formats-là. C'est jamais, on calque jamais un projet de notre part qu'on leur impose.
Pauline
Oui, c'est ça.
Marianne
On a une idée. donc parfois on va aller échanger on va dire bah voilà nous notre idée c'est ça et parfois l'idée elle va être elle va être prise comme ça mais parfois elle va complètement évoluer et ce sera autre chose par exemple quand on fait des choses avec les arts décoratifs on vient présenter l'exposition et après c'est eux qui ont l'idée c'est à dire là on est parfois nous on se dit ah bah super ils vont faire ça ça ça et puis ils font pas du tout ça ils font autre chose et c'est très bien mais voilà nous bien présenté l'expo et après c'est carte blanche, dites-nous ce que vous avez envie de faire comme projet et parfois ça va être les étudiants en design vêtements parfois ça va être les étudiants en design objets là pour l'exposition Wes Anderson il y aura aussi bien des étudiants en design vêtements que des étudiants en graphisme donc ils vont contribuer au projet et ils ont vraiment monté le projet tout seul à tel point qu'on a dit qu'on allait faire un projet et ils avaient déjà tout verrouillé ce qu'ils allaient faire avant même que j'ai fait une convention ou quoi que ce soit ... On s'est vu et on m'a dit « Ah, ça y est, on a déjà commencé à travailler. » Je fais « Ah, mais du coup, vous faites quoi ? »
Pauline
Trop bien. En fait, finalement, c'est aussi quelque part une approche hyper inclusive que vous avez dans cette programmation pour embarquer ce public-là dans l'adhésion. de ce que propose la Cinémathèque française. Du coup, on a un petit peu anticipé la question qui suit sur quel format ou dispositif semble fonctionner puisque tu en as mentionné un certain nombre. J'avais juste une question subsidiaire qui est par rapport dans le principe où vous avez une approche inclusive, on sait aussi que le cinéma c'est une machine à émotions, c'est là où on ressent énormément de... on peut ressentir énormément d'émotions et il s'agit quand même d'un format long qui peut parfois sembler... peut-être en décalage avec les habitudes de consommation des jeunes, qui sont, on va dire, plus enclins au format court, interactif, on le disait, sur les plateformes, avec ce qu'on appelle du snack content, des contenus qui sont facilement consommables. Est-ce que, selon toi, cette génération, elle ressent les émotions de manière plutôt différente aujourd'hui par rapport à d'autres générations, par rapport à ce que vous proposez ?
Marianne
Je ne saurais pas nécessairement répondre à cette question comme ça.
Mirabelle
Alors, quand Marianne dit qu'elle ne sait pas quoi répondre,en réalité...elle a plein de choses intéressantes.
Marianne
Je sais que nous, on va aller chercher sur ce terrain-là. Par exemple, pour les points-paroles, quand on travaille avec des étudiants, à chaque fois, on leur explique que nous, on a des conférenciers qui font très bien les visites d'idées et que ce n'est pas ce qu'on leur demande. C'est-à-dire, si je veux mettre des conférenciers sur un jeudi jeune, je peux très bien le faire et nos conférenciers seront ravis de le faire. Ils le font. Ils le font très très bien et certains d'entre eux sont aussi jeunes d'ailleurs que les jeunes qui viennent à ces soirées. Mais ce qu'on leur demande, c'est justement de ressentir les choses et de faire passer ce qu'ils ont ressenti dans leur médiation de l'exposition. C'est ce qu'on leur demande, c'est-à-dire on dit, je suis sûre qu'ils ont plein de connaissances et ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas qu'ils en parlent aussi. Mais à chaque fois, on leur dit, nous, ce qu'on a besoin, c'est de votre point de vue à vous, de votre regard à vous sur cette salle dont vous allez parler et de dire, vous allez parler de cette œuvre-là parce que cette œuvre-là, elle signifie quelque chose pour vous et elle signifie quelque chose de plein de façons différentes. Elle peut signifier quelque chose d'un point de vue esthétique, mais elle peut signifier quelque chose aussi. d'un point de vue émotionnel, c'est-à-dire pourquoi cette œuvre-là, elle vous parle, parce qu'elle fait écho à des choses personnelles, parce que vous êtes touché par telle ou telle chose dans cette œuvre, et on vous demande d'en parler. Alors, ce n'est pas facile, parce que ce n'est pas sans leur demande, d'un point de vue académique. Donc, c'est vrai que quand on est avec les enseignants derrière, du coup, nous, on explique à chaque fois notre démarche, déjà aux enseignants, en disant, nous, ce qu'on attend, c'est ça. Et les enseignants ont un très bon écho par rapport à ça, vraiment, à chaque fois, on n'a jamais eu de réticence. par rapport à ça. Mais c'est vrai qu'on les pousse un peu dans leur retranchement quand on dit ça, parce que ce n'est pas ce dont ils ont l'habitude dans leur cursus général. Mais ça se passe du coup toujours très bien et à chaque fois, on a des surprises magnifiques. C'est sur Top Secret, il y avait une jeune fille. Ils avaient tous pris des objets pour parler d'une salle. Cette jeune fille était venue avec une poêle. On avait regardé la poêle en disant « Je ne comprends pas la poêle. » poil et en fait c'était la dernière salle de l'exposition Top Secret qui parlait des lanceurs d'alerte etc et du coup la poil faisait référence aux matériaux dans les poils etc et elle avait fait une relation avec il y avait eu un procès ou quelque chose par rapport à ça et donc elle était venue avec sa poil pour parler de ça et elle était très impliquée et c'était superbe, la première fois que je lui ai arrivé avec sa poil j'ai dit pourquoi vous avez une poil ? ... Et franchement, c'était super parce qu'en plus, ce n'était vraiment pas une salle facile pour faire des points de parole dans celle-là. Donc, elle avait trouvé un angle qui faisait écho à ce dont elle avait envie de parler. Et ça fonctionnait très, très bien. J'ai l'exemple aussi de l'exposition Cinémode par Jean-Paul Gaultier, où les étudiants des arts décoratifs devaient faire des tenues inspirées de leur cinéphilie, de la même façon que l'exposition présentait la cinéphilie de Jean-Paul Gaultier. C'était la mode, mais la mode vraiment très liée au cinéma qu'aime Jean-Paul Gaultier. Et donc, quand j'avais vu les étudiants, ils m'avaient dit, « Ah, mais est-ce qu'on doit prendre les films qui ont inspiré Jean-Paul Gaultier ? »
Pauline
Je dis, « Ben non. »
Marianne
Moi, ce qui m'intéresse, c'est les films qui vous intéressent, et comment ça fait écho à votre cinéphilie. Je dis, parce que même Jean-Paul Gaultier, en fait, c'est plus intéressant de mettre en parallèle votre cinéphilie avec celle de Jean-Paul Gaultier que d'aller... Et là, c'est pareil. C'est-à-dire qu'on a eu des créations, mais splendides, franchement. Et avec des choix de films qui allaient de Fifi Brun d'Acier, étonnante, jusqu'à Suspiria. Il y avait une magnifique tenue sur Phantom of the Paradise aussi.
Mirabelle
Ça vous a encouragé, comme tu disais, les jeunes à s'approprier les contenus.
Marianne
Oui. Si on veut que ça fonctionne, il faut qu'ils se sentent les bienvenus à la Cinémathèque et qu'ils sentent que leur point de vue a une valeur aussi. C'est-à-dire qu'on n'est pas juste là pour leur inculquer des choses. La notion de prescription, ce n'est pas comme ça qu'on travaille le développement des publics jeunes. La Cinémathèque a un rôle prescripteur, c'est évident dans ce qu'elle montre dans les salles, mais on préfère le faire de façon beaucoup plus... plus subtil que d'aller dire, il faut absolument voir ce film-là, cette Ausha, etc. Dans les autres formats, on a les rendez-vous 1 de 26 ans, qui sont des séances à 1 euro. Chaque semaine, on propose un film de la programmation à 1 euro pour les 18-25 ans. On va choisir ces films-là. On essaye de donner un panorama complet du trimestre. On essaye de choisir dans les différents cycles, mais on va regarder ce film-là et ce qui peut faire écho. aux problématiques des jeunes, à ce qui les intéresse. Donc on est très attentifs au contenu. Et il y a des films où on sait que ça ne les intéressera pas, parce que l'histoire du cinéma, elle est très vaste, et qu'il y a des choses qui sont peut-être plus datées, et on sait que ça ne fera pas écho, et que ce n'est pas avec ça qu'on les fera venir nécessairement. Et après, ça ne veut pas dire qu'il n'y en a pas qui viennent. Après, ils sont libres de venir voir tous les films qu'ils veulent. Nous, voilà. On met l'accent sur certains films en se disant, on pense que ça peut vous intéresser. Et parfois, on fait d'ailleurs aussi choisir ses rendez-vous à des jeunes pour le festival de la Cinémathèque. On a fait deux ans de suite l'association Super Seven, qui est une association de jeunes cinéphiles, pour le coup, très branchée cinéma de patrimoine. Et on leur avait fait choisir les rendez-vous du festival. Et là, cette année, on a demandé au Ciné-Clubbeur, qui est une activité de... pour les 15-20 ans à la Cinémathèque, sur le principe d'un ciné-club, des jeunes gens qui se retrouvent tous les mercredis. On leur a demandé à eux de choisir cette année les quatre séances qu'on propose dans le festival. Et ils viendront en présenter une. Notre souhait sur ces formats-là, c'est que progressivement, le choix de ces séances...Soit pris en charge aussi par les étudiants.
Pauline
Et on arrive plus ou moins à la fin de cette interview, de cet échange hyper passionnant. Franchement, moi, je pourrais t'écouter pendant des heures, Marianne, raconter toutes ces anecdotes et toutes ces bonnes idées que vous avez pour attirer le public. J'avais une petite question un petit peu plus générique, on va dire, avec notamment la mise en place de toutes ces actions. et donc la volonté d'élargir vos publics. Est-ce que vous, toi, l'équipe, vous avez observé une évolution ces dernières années quant au visite au ras que vous accueillez ?
Marianne
Ce qui est sûr, c'est que les chiffres sont plutôt bons et qu'on est en augmentation depuis plusieurs années sur le pourcentage de 18-25 ans à la Cinémathèque. Qu'on arrive à fidéliser aussi des partenariats étudiants. Mais ça veut dire qu'en tout cas, on fidélise, que les gens comprennent qu'il se passe le mot aussi. C'est-à-dire que, par exemple, avec les conservatoires, j'ai commencé avec le conservatoire du XIIe. Et puis la prof du XIIe, elle était aussi en XIe. Elle a dit à ses collègues, allez voir Marianne parce qu'elle aime bien faire des choses avec les jeunes et qu'il y a plein de trucs. Et du coup, la personne du XIe a parlé au XVIe en disant, va voir Marianne. Elle a plein de bonnes idées. Ça pourrait t'intéresser. Donc, c'est vrai que... On voit que ça essème au fur et à mesure. Il y a des étudiants qui, d'une année sur l'autre, reviennent. Parfois, ils ont participé, ils reviennent, ils amènent leurs camarades.
Mirabelle
Est-ce que tu as des plus d'ambassadeurs peut-être ?
Marianne
Oui,c'est comme ça qu'on travaille. C'est ce qu'on se dit. Quand on fait la gratuité, quand on fait des séances à 1 euro, on peut se dire qu'il y a une perte de recettes, etc. En fait, la recette n'est pas importante. Nous, ce qui est important, c'est qu'ils viennent et qu'ils trouvent quelque chose dans ce lieu qui leur donne envie de revenir et qui leur donne envie de dire à leurs amis « Viens à la Cinémathèque, parce qu'en fait, il y a plein de trucs super à faire à la Cinémathèque. » Et on le voit quand on fait les discussions sur la mezzanine. À la fin de la discussion, on a des jeunes qui viennent nous voir. Soit ils posent des questions aux intervenants, soit ils viennent juste nous remercier en disant « Mais c'est super, on adore les Jeudis jeunes. » Donc, on se dit qu'on fait quand même bien les choses. Après, on sait que c'est un public...
Pauline
Volatile.
Marianne
Qui est fluctuant. Mais il faut s'adapter à ça aussi.
Mirabelle
Oui, c'est des modes aussi de consommation qui sont différents. Il ne faut pas... Ce n'est pas forcément négatif. Je veux dire, il ne faut pas le voir de manière négative. C'est juste, c'est différent.
Marianne
Il ne faut pas les culpabiliser d'aller regarder des films sur des ordinateurs. Ce n'est pas grave, c'est très bien. Ils regardent des films, c'est super. Puis du coup, ils viennent voir une expo ou ils vont au musée.
Pauline
L'adage, c'était mieux avant.
Marianne
C'est toujours très déstabilisant pour les générations plus âgées qui ne comprennent pas toujours ce mode de fonctionnement. Quand on fait des discussions, on les fait volontairement sur la médezanine, qui est un espace ouvert, et on prévient les personnes qui interviennent en disant, vous allez voir. Ils passent, ils descendent de l'expo, ils vont s'asseoir, ils vont s'asseoir 20 minutes, 30 minutes. Et puis après, ils vont partir, il y en a d'autres qui vont arriver. Il faut accepter le fait que si on veut les enfermer dans une salle, ça ne marchera pas. C'est beaucoup mieux de le faire dans un espace ouvert et d'accepter qu'il reste le temps. Puis après, ils ont vu 20 minutes, ils s'en vont, il y en a d'autres qui arrivent et c'est très bien. Et ça fonctionne comme ça et c'est ce Ausha qui fonctionne. Mais on prévient toujours quand... Ils ne sont jamais venus à une discussion comme ça chez nous. Ils arrivent, ils repartent, il y en a d'autres. Il y en a qui restent tout du long, qui posent des questions. Il y en a qui regardent leur téléphone en même temps. Et c'est très bien. Mais ça peut déstabiliser des gens qui n'ont pas l'habitude de ça. Mais ça se passe très bien. Quand on avait accueilli Rosalie Varda, ils étaient plus d'une centaine sur la mezzanine et ils sont restés du début jusqu'à la fin.
Mirabelle
Comme tu disais au début, de toute façon, il en faut pour tous les goûts, pour toute la façon de vivre les expériences. Et comme tu dis, que ce soit 20 minutes ou rester jusqu'au bout, tant qu'on prend du plaisir et que c'est ce qui nous convient, c'est important aussi.
Pauline
Merci en tout cas, Marianne, pour ce témoignage et pour tout cet échange. On va conclure l'épisode en se disant qu'attirer un nouveau public, ce n'est pas juste une question de remplir les salles, c'est une vraie stratégie que vous mettez en place à la Cinémathèque française. Il ne suffit pas de faire venir plus de monde, il faut savoir s'adapter. Et on a bien compris que c'est aussi l'enjeu et c'est ce que vous mettez en œuvre au quotidien. Pour capter l'attention des jeunes aujourd'hui, il faut leur proposer une expérience qui les touche, qui les marque, qui les dépasse même parfois. Leur permettre de s'approprier des contenus, de sortir de leurs habitudes, de découvrir autre chose que ce qu'on leur impose à l'école ou ce qu'ils voient défiler sur leur réseau. Et pour ça, il faut leur ouvrir des portes, leur donner ces fameux points d'entrée dont on n'a pas envie. Et puis l'émotion, c'est ce qu'il fait toute la magie du cinéma et de la cinémathèque. Un film peut bouleverser, il peut faire rire, questionner. Il nous connecte à nous-mêmes et aux autres. Alors merci beaucoup Marianne pour cet échant. C'était un vrai plaisir de découvrir comment tu travailles pour offrir aux jeunes cette liberté d'émotion et de découvert.
Mirabelle
Merci beaucoup Marianne.
Marianne
Merci.
Mirabelle
Et voilà, cet épisode touche à sa fin. Si vous entendez ce message, c'est que vous avez été des nôtres jusqu'au bout. Alors si cet épisode vous a plu, n'oubliez pas de nous donner plein d'étoiles pour nous soutenir. Pensez aussi à le partager autour de vous, avec vos proches, vos collègues, ou à quelqu'un à qui vous voulez faire découvrir de belles histoires. Car les émotions sont faites pour être partagées. Pour ne rien manquer de l'actualité du podcast et des tendances du loisir et de la culture, abonnez-vous à notre newsletter Entre les Lignes. Un grand merci à Marianne Miel pour sa présence et ses précieux partages, ainsi qu'à Tribus Ecosse Production pour l'univers sonore qui donne vie à notre podcast. On se retrouve très bientôt pour de nouvelles aventures et des coulisses toujours plus riches en émotions à imaginer avec nos visiteurs.